Le Parcours Vita de Douala est devenu une sorte de tatami où deux poids lourds s’affrontent. Le Dr Roger Mbassa Ndinè et le Pr Narcisse Mouelle Kombi sont engagés dans une discipline sportive hybride. Savates, coups de poings, coups de tête, griffes, marteaux, bref tout y passe.
En effet, le 28 juillet 2026, un arrêté municipal nomme certains responsables du Parcours Vita de Douala. Pamphile Nkeng Koung est nommé directeur Parcours Vita de Douala. Et il remplace à ce poste Valentin Emmanuel Njoh, remis à la disposition de son administration d’origine. Qui n’est autre que le ministère des Sports et de l’Éducation physique.
Briser les scellés
Le lendemain, 29 juillet 2026, le délégué régional des Sports et de l’Éducation physique descend au Parcours Vita de Douala. Il est accompagné de quelques collaborateurs. Et il va briser les scellés apposés par le maire de la ville. L’objet du conflit qui oppose la Communauté urbaine de Douala au ministère des Sports et de l’Éducation physique.
Selon, nos sources, le délégué régional du Minsep a agi sur instruction du Pr. Narcisse Mouelle Kombi. Un acte qualifié de vandalisme par les proches collaborateurs du maire. Pour certains observateurs, « ce dernier n’a rien trouvé de mieux qu’un acte de vandalisme pour tenter de restaurer l’autorité».
Et « l’honneur de son patron face à la détermination du maire de la ville de Douala. A faire triompher la vision gouvernementale de la décentralisation. Et du transfert de certaines compétences en matière de sport et d’éducation physique aux collectivités territoriales décentralisées », relate Yve Tsopgue,
Parcours Vita Douala: le préfet annule la suspension du directeur
Le préfet du Wouri
Dans sa tribune, notre confrère la Voix de New Bell nous fait comprendre que l’arbitre est en faveur du maire. « Même le préfet du Wouri, qui semblait s’opposer au maire de la ville par principe, est désormais fondamentalement en accord ».
Avec « le gouvernement de la République sur la nécessité d’accélérer le processus de décentralisation. Mvogo Marie Sylyac l’a fait savoir, ce 30 juillet 2026. Au cours de la session du conseil de la Communauté urbaine de Douala consacrée à l’examen de l’exécution à mi-parcours du budget 2026 ».
Et comme dans un combat de titans, il faut trouver un vainqueur. Ce qui ne semble pas être facile du tout pour le préfet du Wouri, considéré comme l’arbitre central. Pour lui donc, il faut attendre les instructions du Premier ministre. « En l’état actuel de la situation, nous n’avons pas encore reçu une décision officielle du Premier ministre, chef du gouvernement. Mais sous cap, on sait quand même que l’objectif, c’est de donner un contenu à la décentralisation ».
Assurer la gestion du Parcours Vita de Douala
« (…) Il serait souhaitable qu’en amont, on modifie d’abord le cadre légal. Afin de donner toutes les coudées franches à la Communauté urbaine de Douala. Pour assurer pleinement la gestion du Parcours Vita de Douala. C’est la même chose dans les autres villes qui disposent de Parcours Vita. Les évolutions voudraient effectivement qu’à terme, la gestion soit totalement concédée aux collectivités territoriales décentralisées ».
« (…) Je n’ai aucun problème avec le maire de la ville. Le maire est le magistrat municipal. Moi, je suis juge de la légalité, somme toute à posteriori. Mais juge tout de même de la légalité des actes qui sont pris. (…). Il n’y a donc pas un conflit d’hommes »
Modifier le cadre légal existant
« Les orientations actuelles sont que les réflexions sont en cours pour modifier le cadre légal existant. Et donner la latitude aux six collectivités territoriales décentralisées concernées. De prendre pleinement possession de la gestion des Parcours Vita», va déclarer Marie Sylyac Mvogo
Aussi, le tribunal administratif du Littoral a rendu une décision visant à préserver les intérêts de la Communauté urbaine de Douala. Ceci, dans un contexte marqué par une contradiction entre l’arrêté du Premier ministre du 24 septembre 2012. Celui qui organise le fonctionnement des Parcours Vita. Et les dispositions de la loi portant Code général des collectivités territoriales décentralisées.
Mais on est encore loin de vivre la fin du grand combat.












