Le 2 mars 2026, un nouvel incendie a ravagé le camp de réfugiés de Kolofata, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Le sinistre a affecté plus de 14 000 personnes et fait plusieurs blessés, actuellement pris en charge à l’hôpital de Kolofata.
Les flammes se sont propagées rapidement. Les abris, construits en matériaux légers et inflammables, n’ont opposé aucune résistance. En quelques heures, des centaines de familles ont perdu le peu qu’elles possédaient encore. Vêtements, vivres, documents et ustensiles sont partis en fumée.
Ce drame survient dans un contexte humanitaire fragile. Deux incendies ont déjà frappé le camp au cours du dernier mois. Le 7 février 2026, plus de 3 500 abris avaient été détruits. Au moins une personne avait perdu la vie et des milliers d’habitants s’étaient retrouvés sans abri.
Urgence humanitaire
À chaque sinistre, la même scène se répète. Des femmes et des enfants errent parmi les décombres. Des personnes âgées, désorientées, cherchent un proche ou un bien sauvé des flammes. La promiscuité et la précarité favorisent la propagation du feu et compliquent les secours.
En février déjà, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, présent dans la zone, indiquait que l’incendie « aggrave des conditions de vie déjà fragiles ». L’organisation affirme travailler avec les autorités locales pour mettre en place des abris temporaires et distribuer des produits de première nécessité. Un accompagnement psychosocial est également prévu et sur le terrain, les humanitaires alertent. Les besoins dépassent les capacités disponibles. Nourriture, soins, protection et logements d’urgence sont requis sans délai. La situation, déjà critique dans cette zone frontalière du bassin du lac Tchad, se détériore davantage.
Les causes de l’incendie du 2 mars restent inconnues. Cependant, une enquête est en cours pour déterminer l’origine du sinistre. A Kolofata, le feu semble désormais une menace récurrente, car il s’agit du cinquième incendie enregistré en moins de deux ans dans ce site déjà éprouvé.
















