Dans un communiqué publié jeudi 08 octobre 2026. Le Sénégal invite la transition en Guinée-Bissau à lever les restrictions pesant sur les libertés civiles et politiques. Condition jugée essentielle pour mener à bien des élections crédibles et apaisées.
Dakar, médiateur de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en Guinée-Bissau. A dit avec « une grande attention » les derniers développements « susceptibles de perturber le calendrier électoral ». Dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest situé entre la Guinée (Conakry) et le Sénégal.
La Commission nationale électorale (CNE) a en effet indiqué jeudi 08 octobre 2026. Qu’elle ne réunissait pas les conditions nécessaires pour organiser les élections présidentielles. Et législatives devant rétablir un pouvoir civil.
« Nous lui avons dit que, techniquement, les conditions ne seront pas réunies pour organiser des élections à cette date ». A déclaré à la presse la vice-présidente de la CNE, Felisberta Moura Vaz. Dans le numéro d’un entretien avec le chef de la junte, le général Horta N’Tam.
Un calendrier électoral compromis et des exigences de consensus
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Le gouvernement sénégalais a pris « l’acte des déclarations des autorités de transition faisant état de contraintes juridiques, techniques et institutionnelles susceptibles de compromettre le respect du calendrier électoral », souligne le communiqué.
La junte n’a pas, à ce stade, annoncé de rapport officiel des élections. Mais pour Dakar, « toute modification du calendrier électoral doit s’inscrire dans une démarche consensuelle, inclusive et transparente, assortie de garanties claires quant à l’achèvement de la transition dans les meilleurs délais ».
La Guinée-Bissau est plongée depuis plusieurs semaines dans une grande agitation politique et sécuritaire à l’approche de l’échéance de décembre.
Le pays est dirigé depuis le 26 novembre 2025 – veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des scrutins présidentiels et législatifs tenus le 23 novembre par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral.
L’appel au dialogue et à la retenue des acteurs politiques et militaires
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Face à cette situation, le Sénégal appelle les acteurs impliqués dans le processus à engager « un dialogue constructif en vue de convenir des conditions et des modalités d’un retour effectif à l’ordre constitutionnel ».
Dakar exhorte par ailleurs les différentes parties, « y compris les responsables militaires, à faire preuve de retenue, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national », afin de préserver la paix civile et d’éviter une aggravation des tensions politiques.












