Le projet de l’usine de médicaments de Meyo par Yaoundé, connait des lenteurs administratives. Une situation qui énerve Joseph Dion Ngute.
En effet, des équipements sont encore immobilisés au port de Douala. Et c’est à cause des procédures administratives qui marchent à pas de tortue. Du coup, le chantier tourne au ralenti. Le constat a été fait par le Premier ministre lui-même, lors de sa visite du site le 13 octobre 2026.
Accélérer le traitement des dossiers
Ainsi donc, le chef du gouvernement a demandé aux services concernés d’accélérer le traitement des dossiers. Afin de permettre la mise en service dans les prochains mois de l’usine de médicaments essentiels et de dispositifs médicaux.
En fait, pour lui, « ce progrès pouvait être plus important. Si toutes les administrations concernées avaient fait ce qu’on attendait d’elles », va-t-il déclarer. Alors, il a évoqué des équipements bloqués au port. Et des procédures relevant de plusieurs départements ministériels. Aussi, le PM n’a fait aucune précision sur la durée de ces retards. Ni même identifier précisément les administrations concernées.
Lancés après la pose de la première pierre le 3 octobre 2025, les travaux portent sur une usine évaluée à 30 milliards Fcfa. La grande partie de l’immeuble administratif de cinq niveaux est achevée. Le reste des travaux porte sur les revêtements, la pose des portes et fenêtres ainsi que les installations électriques. Également, les bâtiments devant accueillir les activités de production, les laboratoires. Et les espaces de stockage sont déjà sortis de terre.
Un an et 10 jours
Seulement, « ça fait un an et 10 jours que le chantier est lancé », va rappeler Joseph Dion Ngute. Le Premier ministre soutient que le niveau d’avancement aurait pu être supérieur. S’il n’y avait pas des contraintes administratives rencontrées par le projet.
En principe, cette usine constitue la première composante d’un programme de 580 milliards Fcfa réparti en trois phases. D’abord 30 milliards consacrés au site industriel de Meyo. Ensuite la construction d’un hôpital de référence estimé à 250 milliards Fcfa. Enfin, une phase d’expansion dans la zone Cemac évaluée à 300 milliards. Ces trois montants correspondent au coût global de 580 milliards Fcfa, annoncé du programme.
10 milliards de comprimés par an
Selon les estimations, les productions annoncées vont atteindre 100 millions de flacons. 2 milliards d’ampoules et 10 milliards de comprimés par an. Pour une centaine de références de médicaments et de dispositifs médicaux sous six formes galéniques.
Les promoteurs présentent le projet comme un moyen de réduire la dépendance du Cameroun vis-à-vis des médicaments importés. Le chiffre parle de plus de 90 % des médicaments consommés qui proviennent de l’étranger.











