Au moins 15 soldats et cinq miliciens anti-jihadistes ont été tués mercredi 14 octobre 2026. C’était dans une attaque contre leur base dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. L’assaut, attribué à des insurgés affiliés à l’État islamique, a été confirmé à l’AFP de sources militaires et locales.
« Les terroristes ont tué 15 soldats et cinq membres de la CJTF (milice civile anti-jihadiste). Qui, assistaient les soldats pendant l’attaque ». A déclaré à l’AFP un officier de l’armée nigériane.
Les assaillants ont « rasé la base », forçant les troupes à se replier vers la ville de garnison de Monguno. Située à environ 18 kilomètres, a ajouté l’officier sous couvert d’anonymat. N’étant pas autorisé à s’exprimer publiquement sur l’incident.
Plusieurs soldats sont portés disparus, a indiqué la source militaire.
Une base entièrement dévastée
Les jihadistes auraient lancé l’attaque depuis leur base de Gudumbali, dans le district voisin de Guzamala, a déclaré un habitant, Ahmad Sherif, qui a également confirmé la « destruction totale » de la base.
L’État de Borno est l’épicentre de plus de 17 ans d’insurrection jihadiste menée par Boko Haram – puis par son groupe dissident et rival, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) – qui a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes dans cette partie nord-est du Nigeria.
Une multiplication des attaques dans l’État de Borno
Nigeria : plus de 80 personnes capturées dans deux attaques distinctes
La semaine dernière, des jihadistes de l’État islamique ont attaqué un avant-poste militaire à Kukawa, près du lac Tchad, dans la même région.
Plus tôt dans le mois, une trentaine de villageois ont été tués dans l’État de Borno par des combattants présumés de Boko Haram.












