Initialement prévus du 23 au 25 avril 2026, les obsèques d’Anicet Ekane sont perturbées par des procédures judiciaires et des conflits familiaux, compliquant leur organisation.
Rien ne se déroule comme prévu autour des obsèques d’Anicet Ekane. Alors que les cérémonies sont annoncées du 23 au 25 avril 2026, plusieurs litiges viennent perturber leur organisation. Dans un communiqué signé le 08 avril 2026, le Manidem évoque une situation délicate qui freine les préparatifs.
Au cœur des tensions, un désaccord familial oppose la veuve du défunt à ses enfants issus d’une première union. Ces derniers ont saisi la justice afin d’encadrer l’organisation des funérailles. Ils réclament notamment la désignation d’un responsable officiel, ainsi qu’une clarification sur la date des obsèques. L’affaire, déjà reportée à deux reprises, doit être examinée à nouveau ce 13 avril.
Dispute autour du siège du Manidem
Parallèlement, une autre dispute s’est ouverte autour du siège du Manidem. Trois membres de la famille contestent l’occupation des locaux par le parti. Ce bâtiment, considéré comme un bien familial, fait pourtant l’objet d’un bail symbolique selon les responsables du mouvement. Là encore, la justice a été saisie, et une décision est attendue le même jour.
Ces procédures simultanées fragilisent l’organisation des hommages. Elles mobilisent les énergies et ralentissent les prises de décision. Dans ces conditions, difficile pour le parti de planifier sereinement les cérémonies annoncées. Face à ces obstacles, le Manidem dit rester mobilisé. Le mouvement affirme suivre de près les procédures en cours et maintenir sa volonté de rendre un hommage digne à son président. Désormais, tous les regards sont tournés vers l’échéance judiciaire de ce jour. Les décisions attendues pourraient débloquer la situation ou, au contraire, prolonger les tensions.
Il faut rappeler que la disparition d’Anicet Ekane est survenue dans des circonstances qui avaient déjà suscité émoi et colère. Après son décès, son corps avait été placé sous scellés pendant une longue période par le régime en place, pour besoin d’enquête, retardant sa restitution à la famille. Une situation qui avait contribué à alimenter les tensions et à compliquer davantage la préparation de ses obsèques.
















