Une équipe de médecins spécialisés dans la chirurgie orthopédique de Gonarthrose a passé presqu’une semaine à l’Hôpital Général de Douala pour donner la mobilité et améliorer la santé des patients.
Sous la coordination du Pr. Henry Luma Namme, un groupe de médecins américains s’est joint aux médecins camerounais en service à l’HGD pour soigner et guérir les douleurs chroniques des malades souffrant de la gonarthrose, ce mal défini par les professionnels de la santé comme étant une maladie dégénérative du genou qui se caractérise par une usure anormale du cartilage et une inflammation des articulations.
Une opération assez délicate, d’où la démarche méticuleuse du Henry Luma : « Ça fait un peu plus d’un an que nous sommes en train de voir avec l’Ong Kahiti comment faire cette chirurgie du genou au Cameroun. Parce que les malades camerounais souffrent beaucoup de problèmes du genou.
Et la plupart ne peuvent pas recevoir les soins à l’étranger, ce qui coûte cher. Ça fait que quand j’ai rencontré le Professeur et le Docteur Kima, j’ai soumis le problème et ils ont décidé qu’ils vont essayer de voir. Ils ont trouvé une deuxième Ong qui s’appelle WorkStrong qui fait déjà des missions partout dans le monde. Et WalkStrong a contacté le fabricant des prothèses du genou.
C’est trois groupes se sont concertés et que nous avons arrangé cette la mission. Ils ont trouvé un des chirurgiens avec plus d’expérience dans ce domaine, qui sont venus apprécier la qualité de nos équipements et nos blocs opératoires. Ils ont aussi vu le dévouement de nos chirurgiens et le travail a commencé avec eux », a expliqué le Directeur, Luma Namme qui a s’est penché sur un autre pan de la collaboration.
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Il s’agit pour lui, du transfert rapide des compétences qui va produire des effets assez bénéfiques pour les patients au Cameroun : « La technologie qu’ils utilisent, est simple à appliquer. Et nos chirurgiens ont commencé à opérer les genoux.
Un autre objectif, c’est que ce soit pérenne. Cette chirurgie sera faite de façon régulière. Ça sera fait moins cher par rapport à une évacuation sanitaire. Ça sera moins cher que dans d’autres centres qui le font hors du pays », a dit ce médecin, spécialiste des maux gastriques.
Une mission bien accomplie. Les témoignages l’attestent : « Quand j’ai commencé le mal, je suis venue ici, à l’hôpital général. J’étais avec les rhumatologues. Quelques temps après, mon rhumatologue m’a dit qu’il y avait une mission qui arrivait. J’avais trop de douleurs partout.
J’étais même déjà inclinée dans tous les sens. Mais aujourd’hui, juste le premier jour de l’opération, quand je suis rentrée, quand on m’a mis sur le lit, j’ai ressenti que j’étais droit. Ce que je n’avais jamais ressenti depuis septembre. Et du jour au lendemain, je suis en train de marcher. Aujourd’hui, si je sens la douleur, c’est la blessure. Je pense que c’est totalement fini », a déclaré Marie Gisèle Kegne, qui porte le mal depuis 2017.
« Je viens de la Guinée-Équatoriale, ça fait 8 ans que j’ai ce mal de genou, sans trouver de médicament. Quand je suis venue ici à Cameroun, à Douala, j’ai trouvé immédiatement la guérison. Je savais qu’on allait m’opérer ici là. Je me sens bien maintenant. Le Dr Fokam m’a opérée ici », a déclaré toute joyeuse, cette patiente Equato-Guinéenne venue uniquement pour la circonstance.
















