En visite au Sénégal, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a livré une série de déclarations marquantes lors d’une conférence de presse tenue le 8 avril. Des propos forts, centrés sur la réforme du football africain, la gestion des décisions contestées et la lutte contre la corruption.
En déplacement au Sénégal, quelques semaines après une décision controversée ayant suscité de vives réactions, Patrice Motsepe a choisi un ton mesuré. Face à la presse, il a d’abord tenu à rappeler le sens de sa visite. « La principale raison de ma venue au Sénégal est pour exprimer mon engagement à collaborer avec les dirigeants sénégalais pour le développement du football africain », a-t-il déclaré.
Réformes, prudence et lutte contre la corruption
Conscient des critiques entourant certaines décisions récentes, le président de la CAF a reconnu des divergences. « Nous sommes conscients qu’il est arrivé que des décisions prises n’ont pas été de l’avis de tout le monde », a-t-il admis. Il a toutefois insisté sur la volonté de réforme en cours. « C’est pourquoi nous essayons d’initier des réformes qui nous permettront d’éviter à l’avenir tous ces genres de situation et de promouvoir un football africain débarrassé de tous ces problèmes qui peuvent entacher son équité. »
Évoquant le dossier au cœur de la polémique, actuellement examiné par le Tribunal arbitral du sport, Patrice Motsepe a affiché une certaine réserve. « Mais comme le dossier est en ce moment même sur la table du Tribunal arbitral du sport (TAS), nous ne pouvons pas trop entrer dans les détails, afin de ne pas prendre le risque d’être accusé d’influencer une affaire en cours d’examen », a-t-il expliqué. Une prudence qu’il justifie également par la sensibilité du sujet : « Ce sont des discussions que nous ne souhaitons pas mettre sur la place publique. »
Sur la question de la gouvernance, le dirigeant sud-africain s’est montré plus direct. « J’encourage toute forme d’enquête sur la corruption, qu’elles viennent d’un gouvernement ou d’un particulier », a-t-il affirmé, ajoutant : « Nous voulons être au courant s’il y a des cas de corruption au sein de la CAF. » Toutefois, malgré les tensions, Patrice Motsepe se veut optimiste. « À l’issue de tout cela, les 54 pays membres de la CAF en sortiront plus unis et le football africain sera plus compétitif et respecté partout dans le monde », a-t-il conclu.
















