Alice Nkom, présidente du conseil d’administration du Redhac, dénonce « les accusations sans fondement de financement du terrorisme ».
Du 26 au 28 juillet 2019, s’était tenue à Munich une conférence sur le thème : « La nécessité du dialogue national et de la transition politique pour la réconciliation nationale« . La présidente du Cpp, Kah Walla, Me Emmanuel Simh, avocat au barreau du Cameroun, et Me Alice Nkom, présidente du conseil d’administration du Redhac y avaient pris part.
Au jour d’aujourd’hui ils affirment avoir été choqués d’entendre des personnes issues des rangs du parti au pouvoir déclarer que lors de cette conférence, le financement du terrorisme séparatiste a été non seulement évoqué mais mobilisé. « Ces individus ont fait de telles déclarations à plusieurs reprises sans fournir un seul élément de preuve ni aucune référence dudit financement« , enragent-ils.
Au fil des ans, disent-ils, nous avons ignoré ces affirmations. Les classant au mieux comme des rumeurs propagées par ceux qui font commerce du mensonge et de l’ignorance. Les trois personnalités déclarent que c’est avec stupeur qu’ils ont appris l’ouverture d’une enquête par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal Militaire de Yaoundé. Sur la personne de « Maître Alice Nkom et consorts ». Sur la base d’une plainte déposée par une Ong sans la moindre preuve.
Opposition au régime
Etant donné qu’ils étaient les personnes présentes à la conférence en question, ils ont déposé, le 9 janvier 2025, une demande d’audition conjointe. Avec Maître Alice Nkom devant le Tribunal Militaire de Yaoundé. Leur intention étant de mettre un terme à « ces accusations absurdes et totalement infondées de » financement du terrorisme » ».
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Qu’on le dise sans équivoque. « Les avocats Alice Nkom et Emmanuel Simh, ainsi que la présidente Kah Walla n’ont jamais envisagé de projet séparatiste pour le Cameroun. Et encore moins soutenu celui-ci de quelque manière que ce soit« . Jurent ces trois personnalités convaincues de la grandeur de notre pays.
Malgré leur fervente opposition au régime au pouvoir, ils soutiennent mordicus n’avoir jamais envisagé. Et encore moins mis en œuvre, une quelconque stratégie qui impliquerait la violence de quelque nature que ce soit.
















