Les voyageurs en partance de Douala pour Limbé et vice versa sont en colère. Ils dénoncent la hausse illégale des tarifs. Une dérive tarifaire intolérable sur l’axe Douala (Rond-point Deido) – Limbé (Half Mile). Ainsi que dans le périmètre urbain de la ville de Limbé. Une exploitation odieuse qu’ils condamnent à l’unisson.
A travers la correspondance adressée au bureau exécutif de la Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO), ils disent avoir constaté avec indignation que les transporteurs imposent désormais des tarifs arbitraires au mépris total du pouvoir d’achat des ménages.
Sur la liaison Douala-Limbé, le trajet est facturé entre 3 000 Fcfa (avec surcharge) et 3 500 Fcfa (siège individuel), soit une augmentation de 40 % par rapport à 2022. À titre de comparaison, le trajet Douala-Nkongsamba, pourtant deux fois plus long, demeure moins onéreux.
Violation flagrante de la réglementation
A propos du transport urbain à Limbé, il faut relever que depuis le 25 mars 2026. Le tarif du taxi est passé unilatéralement de 350 Fcfa à 500 Fcfa, sans aucune base légale. « Tout cela se fait dans des conditions indignes. Marquée par une absence de billetterie privant les usagers d’assurance. surcharge systématique et insécurité routière galopante », dénonce la fondation camerounaise des consommateurs.
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Elle qui condamne une « violation flagrante de la réglementation en vigueur ». Non sans rappeler fermement que ces pratiques constituent une violation directe de la loi nᵒ 2015/018 .Du 21 décembre 2015 régissant l’activité commerciale au Cameroun.
Aussi de l’arrêté nᵒ 00095/MINCOMMERCE du 14 janvier 2022. Lequel, classe explicitement en son article 1er (alinéa 17) les transports collectifs des voyageurs. Par route parmi les services soumis à la procédure d’homologation préalable.
Crise conjoncturelle
En conséquence, estime cette organisation de la société civile. Toute augmentation n’ayant pas fait l’objet d’un acte officiel du ministre du Commerce est nulle, de nul effet. Et constitutive d’un délit de spéculation illégale.
Face à cette asphyxie financière qui menace la paix sociale. La Focaco demande urgemment au ministre des Transports de déployer des brigades de contrôle routier au Rond-point Deido. Et à Half Mile pour sanctionner les transporteurs clandestins et imposer le respect des prix officiels.
Aux transporteurs, de revenir sans délai aux tarifs homologués sous peine de poursuites judiciaires. Et d’appels au boycott citoyen. Pour la Focaco, aucune crise conjoncturelle ne saurait justifier l’anarchie tarifaire au détriment du consommateur camerounais.
















