Deux frères âgés de 28 et 31 ans ont été interpellés par la gendarmerie camerounaise. Ils sont soupçonnés d’avoir exhumé le corps de leur propre cousin, décédé deux ans auparavant à Pitoa, dans la région du Nord, afin de commercialiser ses ossements.
Une affaire de profanation présumée de sépulture met en cause deux membres d’une même famille au Cameroun. Raphaël N., 28 ans, et son frère aîné Moustapha M., 31 ans, sont soupçonnés d’avoir déterré les restes de leur cousin pour les vendre à des acheteurs. Les faits présumés remontent à Pitoa, une localité du département de la Bénoué, dans la région du Nord.
Le corps concerné serait celui d’un membre de leur famille décédé deux ans plus tôt. Les éléments de la Première Région de gendarmerie ont révélé l’affaire à la suite d’une opération menée à Yaoundé.
Le 10 octobre 2026, les éléments du Service des recherches judiciaires et de la lutte contre le grand banditisme de la Première Région de gendarmerie interpellent Raphaël N. au quartier Ngousso, à Yaoundé.
Le service des recherches judiciaires, dirigé par le lieutenant-colonel Penda, mène l’opération. Selon le lieutenant Claude Mboutou, chef du Bureau des recherches judiciaires, le suspect aurait participé à un trafic d’ossements humains issus d’une sépulture familiale. Les investigations conduisent également à l’interpellation de son frère aîné, Moustapha M., dans la région du Nord, avec l’appui de la brigade de gendarmerie de Pitoa.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations sur les deux hommes, qu’ils soupçonnent notamment d’avoir profané une sépulture.
D’après les premiers éléments rapportés par les enquêteurs, les deux frères auraient exhumé le corps de leur cousin avant d’en récupérer les ossements.
Une première partie du squelette à trois millions
Les deux frères auraient vendu une première partie du squelette, comprenant notamment le crâne et les côtes, à Garoua pour trois millions de FCFA. Ils auraient ensuite envisagé une seconde transaction à Yaoundé.
Cette fois, les ossements concernés comprenaient les fémurs, le bassin et plusieurs vertèbres. Leur prix aurait également été fixé à trois millions de FCFA. Mais cette opération n’aurait pas abouti.
Lors de l’interpellation de Raphaël N. à Ngousso, les gendarmes auraient saisi les restes humains destinés à cette seconde vente. Les deux frères auraient ainsi négocié les ossements pour un montant total de six millions de FCFA. Ils n’auraient toutefois encaissé que trois millions de FCFA.
Selon les informations disponibles, les suspects prévoyaient de remettre les ossements saisis à Yaoundé à un individu soupçonné de pratiquer le trafic de « caillou ». Ce dernier aurait réussi à échapper aux forces de l’ordre et demeure activement recherché.
La gendarmerie poursuit ses investigations pour identifier et retrouver le suspect. Elle cherche également à préciser son rôle dans cette affaire et à découvrir l’usage prévu pour les ossements humains. L’enquête devra également préciser les circonstances de l’exhumation et établir si d’autres personnes ont participé aux transactions présumées.












