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Papillomavirus: une nouvelle étude montre le succès de la vaccination aux Etats-Unis

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Le nombre de lésions précancéreuses du col de l’utérus détectées chez des femmes âgées de 20 à 24 ans aux Etats-Unis a diminué considérablement ces dernières années, montre une étude publiée jeudi, nouvelle illustration du succès de la vaccination contre les papillomavirus.

Cette publication survient alors que Robert Kennedy Jr vient de prendre ses fonctions comme ministre de la Santé, ouvrant une période d’incertitude quant à la politique qu’adopteront désormais les autorités du pays en matière de vaccination.

Cet ancien avocat en droit de l’environnement a accusé par le passé le vaccin contre les papillomavirus d’être « dangereux et défectueux ».

Introduite en 2006 aux Etats-Unis, la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) cible les types du virus responsables de la plupart des cancers du col de l’utérus, et de certains autres cancers, notamment de la gorge.

Dans cette étude publiée par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire fédérale, des chercheurs ont analysé les dépistages par frottis du col de l’utérus réalisés sur des dizaines de milliers de femmes entre 2008 et 2022.

Selon leurs résultats, le nombre de lésions précancéreuses moyennes à graves détectées chez les femmes âgées de 20 à 24 ans a diminué d’environ 80% sur cette période.

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Bien que leur statut vaccinal ne soit pas connu, les chercheurs attribuent cette baisse considérable à la vaccination. « Aucune autre explication plausible à la diminution des lésions précancéreuses n’a été identifiée », expliquent-ils.

Pour les femmes âgées de 25 à 29 ans, cette diminution était de l’ordre de 37% sur la même période, une réduction plus limitée que les chercheurs attribuent au fait qu’une grande partie d’entre elles n’ont pu recevoir le vaccin que plus tard dans leur vie, dans le cadre d’une vaccination de rattrapage.

Les autorités sanitaires recommandent aux jeunes filles et garçons de se faire vacciner tôt, dès l’âge de 11 ans aux Etats-Unis, car le vaccin est davantage efficace s’il survient avant toute exposition à un risque d’infection par le HPV.

Les chercheurs ont dit toutefois s’attendre à une diminution importante dans les années à venir des lésions précancéreuses chez les femmes plus âgées, du fait du vieillissement des populations ayant été vaccinées tôt.

Aux Etats-Unis, près de 4.400 femmes sont mortes en 2024 d’un cancer du col de l’utérus, qui peut être guéri s’il est diagnostiqué à un stade précoce et traité rapidement.

Et environ 14 millions d’Américains contractent le HPV par an, le papillomavirus étant lui estimé responsable d’environ 10.800 cancers du col de l’utérus diagnostiqués annuellement.

Source: Agence France-Presse

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