pixel

Ultimatum de Trump à l’Iran pour Ormuz : 48 heures pour un accord ou la guerre totale

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

Au 36e jour d’un conflit déclenché par une offensive israélo-américaine, l’Ultimatum de Trump à l’Iran pour Ormuz est entré dans sa phase finale : conclure un accord ou rouvrir le détroit sous 48 heures. Samedi, la centrale nucléaire de Bouchehr a été frappée une cinquième fois, sept personnes ont péri dans les frappes du jour, et un aviateur américain reste introuvable après le crash d’un F-15E.

Un ultimatum ramené à 48 heures

Donald Trump a publié samedi sur sa plateforme Truth Social un message sans ambiguïté. « Vous vous souvenez quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D’ORMUZ. Le temps presse – 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux », a-t-il écrit.

Le 26 mars, le président américain avait fixé un premier délai de dix jours à Téhéran. L’Iran devait rouvrir cette voie maritime vitale pour l’économie mondiale, bloquée depuis le début des hostilités le 28 février. À défaut, Trump avait menacé de détruire les centrales électriques iraniennes. Trump avait fixé l’échéance initiale au lundi 6 avril à 20h00, heure de Washington.

En la ramenant à 48 heures, le président américain resserre l’étau à la veille de cette date butoir. La formulation ne laisse aucune marge d’interprétation.

La centrale de Bouchehr frappée une cinquième fois

Au sol, les frappes israélo-américaines se sont poursuivies samedi. La centrale nucléaire de Bouchehr, construite avec l’aide de la Russie, a de nouveau été visée. Seule installation nucléaire civile opérationnelle en Iran, elle avait déjà été ciblée à quatre reprises depuis l’ouverture du conflit le 28 février.

Selon l’agence de presse iranienne Irna, un projectile a touché « une zone proche de la centrale ». Un garde a perdu la vie. Les installations nucléaires elles-mêmes n’ont subi aucun dommage, selon la même source.

La réaction russe a suivi rapidement. Près de 200 employés du géant nucléaire Rosatom ont entamé l’évacuation du site. La présence de techniciens russes sur place ajoute une dimension internationale supplémentaire à la crise.

Ultimatum de Trump à l’Iran pour Ormuz : sept morts dans les frappes du jour

D’autres cibles ont été atteintes samedi. Un complexe pétrochimique dans le sud-ouest de l’Iran a été touché : cinq personnes y ont péri, selon les autorités locales. Un terminal commercial à un poste-frontière avec l’Irak a également été visé, tuant un ressortissant irakien.

Des frappes ont également touché une cimenterie à Bandar Khamir, dans le sud du pays, sans faire de victimes selon des médias iraniens. Le bilan total des frappes du jour s’établit à sept morts.

Les frappes ont ciblé plus de 30 universités iraniennes depuis le 28 février, selon le ministre iranien des Sciences. L’ampleur des destructions touche ainsi des secteurs bien au-delà du militaire.

Le détroit d’Ormuz au cœur de l’ultimatum Trump Iran Ormuz

En réponse à la pression américaine, Téhéran a réaffirmé samedi sa position sur le détroit. L’Iran a annoncé que les restrictions de navigation ne s’appliquaient pas aux navires irakiens, désignés comme ressortissants d’un « pays frère ». Ces mesures ne s’appliquent qu’aux « ennemis », ont précisé les autorités iraniennes.

Dans le détroit lui-même, la circulation reste extrêmement réduite. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir visé par drone un navire « lié » à Israël, qui a pris feu dans un port de Bahreïn.

Quelques traversées ont néanmoins eu lieu. Un navire appartenant à un armateur turc a pu franchir le détroit, ainsi qu’un bateau battant pavillon indien transportant du GPL. L’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz demeure gravement perturbé.

Un aviateur américain introuvable après un crash en Iran

Une opération de recherche mobilise simultanément les deux camps. Un chasseur-bombardier F-15E américain s’est écrasé vendredi en Iran — premier appareil de ce type à tomber sur le sol iranien depuis le début du conflit. L’armée iranienne a affirmé l’avoir abattu.

Des forces spéciales américaines ont exfiltré l’un des deux aviateurs après son éjection. Le sort du second reste inconnu, selon des médias américains. La Maison Blanche s’est contentée d’indiquer que Donald Trump avait « été tenu informé » de la perte de l’appareil dans le sud-ouest de l’Iran.

Dans une interview à NBC, le président américain a affirmé que cet incident ne changeait « rien du tout » à la possibilité de négociations avec Téhéran. Depuis le début du conflit, l’Iran n’a tué ni capturé aucun soldat américain sur son sol.En revanche, 13 militaires américains ont péri dans des pays voisins : au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.

Une vidéo authentifiée par l’AFP montre des policiers iraniens ouvrant le feu en direction d’hélicoptères américains survolant la région de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, dans le sud-ouest du pays.

Réactions : entre mise en demeure et résistance affichée

Sur Truth Social, Trump n’a laissé aucun doute sur ses intentions. Son message associe directement l’ultimatum à la menace d’une frappe massive. La formule « déchaîner les enfers » constitue l’avertissement le plus explicite adressé à Téhéran depuis le début du conflit.

De son côté, l’Iran maintient une ligne de résistance publique. La décision d’exempter les navires irakiens du blocus illustre une stratégie de différenciation entre alliés et adversaires. Téhéran cherche ainsi à gérer les tensions régionales tout en maintenant la pression sur les puissances occidentales et israélienne.

Interrogé sur NBC au sujet du crash du F-15E, Trump a écarté tout lien avec la dynamique diplomatique. Sa position souligne la volonté américaine de dissocier les incidents militaires tactiques de la stratégie de négociation globale.

Un conflit étendu : Liban, Yémen, Irak

Le conflit dépasse largement les seules frontières iraniennes. Au Liban, les combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah ont fait de nouvelles victimes samedi. Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont tué deux fillettes et blessé quarante personnes, selon le ministère de la Santé libanais.

Des frappes israéliennes ont touché la ville de Tyr et endommagé un hôpital. Samedi soir, l’armée israélienne a ordonné aux habitants d’une zone proche du poste-frontière d’Al-Masnaa, à la frontière syro-libanaise, d’évacuer avant des frappes imminentes, affirmant que le site était utilisé par le Hezbollah.

Tsahal a annoncé la mort d’un de ses soldats « au combat » dans le sud du Liban, portant à onze le nombre de militaires israéliens tués sur ce front depuis le 2 mars.

En Israël, plusieurs salves de missiles ont blessé cinq personnes samedi à Tel-Aviv et dans le centre du pays, causant également des dégâts matériels. Samedi soir, les rebelles houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont tiré un nouveau missile vers Israël — leur cinquième attaque de ce type depuis leur entrée dans le conflit la semaine dernière.

Manifestations contre la guerre au Moyen-Orient

Deux rassemblements anti-guerre ont eu lieu samedi dans la région. À Tel-Aviv, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées avant que la police ne les disperse. Les autorités n’avaient autorisé que 150 participants pour des raisons de sécurité.

À Bagdad et dans plusieurs villes irakiennes, des dizaines de milliers de partisans du leader chiite Moqtada Sadr ont manifesté. Ils ont condamné Israël et les États-Unis, et appelé à la fin immédiate du conflit.

Depuis le 28 février, les hostilités ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Les frappes ont endommagé ou détruit de nombreuses infrastructures militaires et civiles à travers la région.

Source : Agence France-Presse

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Pont B1 en Iran bombardé : des ingénieurs en larmes devant l’ouvrage à haubans détruit

Le pont B1 en Iran bombardé par les États-Unis...

Avion américain abattu Iran : un pilote secouru, le second activement recherché

Un avion de combat américain s'est écrasé dans le...

Budget militaire de Trump pour 2027 : la Maison Blanche réclame 1 500 milliards au Congrès

Le budget militaire de Trump pour 2027 représente une...