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Santé mentale Trump sur l’Iran : propos apocalyptiques et accusations de démence

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La santé mentale Trump sur l’Iran s’impose comme l’un des sujets les plus brûlants de la politique américaine. Ses déclarations apocalyptiques sur le conflit avec Téhéran et ses contradictions répétées alimentent une polémique qui transcende les clivages partisans. Adversaires et anciens alliés réclament désormais son éviction forcée de la Maison Blanche.

 – Des déclarations qui franchissent un nouveau palier

Donald Trump a publié dimanche un message incandescent sur sa plateforme Truth Social. Il y sommait l’Iran d’ouvrir le « putain de détroit », sous peine de vivre « en Enfer ». Le message se concluait par deux mots : « Gloire à Allah. »

Deux jours plus tard, mardi, il publiait une nouvelle déclaration sur la même plateforme : « Une civilisation entière va mourir ce soir. »

Ces propos ont aussitôt alimenté des spéculations sur un recours à l’arme nucléaire. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a refusé de les clarifier. Elle a simplement déclaré : « Le Président seul sait où nous en sommes et ce qu’il va faire. »

Le dirigeant républicain a toujours fait de sa personnalité « sans filtre » une marque de fabrique. Ses proches décrivent ses sorties les plus tonitruantes comme une stratégie délibérée, destinée à déstabiliser l’adversaire. Ses partisans y lisent une marque d’authenticité.

 – Santé mentale Trump sur l’Iran : le 25e amendement invoqué

Les attaques sur l’état mental du président se multiplient dans les deux camps. La députée progressiste Alexandria Ocasio-Cortez a dénoncé publiquement l’état du président. Elle a affirmé que « les facultés mentales du président sont en train de s’effondrer ».

L’ex-deputée trumpiste Marjorie Taylor Greene, devenue une critique féroce du président, avait estimé dimanche que Donald Trump était « devenu fou ». Mardi, cette figure de l’ultra-droite a rejoint de nombreux démocrates pour plaider en faveur du 25e amendement.

Ce texte constitutionnel permet, au travers d’une procédure contraignante, de destituer un président jugé incapable d’exercer ses fonctions. Son invocation par une représentante de l’aile la plus conservatrice du Parti républicain marque un tournant politique significatif.

La sénatrice républicaine Lisa Murkowski a également pris ses distances. Elle a jugé que les menaces de Donald Trump « n’étaient pas excusables ». Sa voix reste rare dans un camp républicain encore largement silencieux sur le sujet.

 – Santé mentale Trump sur l’Iran : Tucker Carlson tire la sonnette d’alarme

Tucker Carlson, commentateur d’extrême droite parmi les plus influents du pays, a lui aussi franchi un cap. Il a directement appelé les cadres de la Maison Blanche et de l’armée à dire « non » au président. Ce revirement traduit une fracture inédite dans le paysage conservateur américain.

Ces réactions s’inscrivent dans un contexte particulier. Le déclin cognitif de l’ancien président démocrate Joe Biden avait dominé la vie politique pendant des mois avant son retrait de la course. La question de la santé mentale Trump Iran rouvre ce débat, mais dans une configuration inversée.

Au-delà des attaques politiques, la question interpelle un pays habitué à voir son chef d’État mélanger les registres en public. Lors de ses interventions, Donald Trump enchaîne régulièrement références au conflit au Moyen-Orient et projets de décoration à la Maison Blanche — dont, récemment, la construction d’une salle de bal.

 – Contradictions répétées sur le dossier iranien

La rhétorique présidentielle s’accompagne de contradictions accumulées sur le conflit. Dans un même message publié mardi, il menace d’anéantir l’Iran, évoque la possibilité d’un accord diplomatique et conclut par : « Que Dieu bénisse le grand peuple d’Iran. »

Sur le détroit d’Ormuz, le président de 79 ans avait pourtant répété récemment que le sort de ce passage maritime stratégique lui était indifférent. Ses injonctions actuelles pour l’ouvrir contredisent directement ses propres déclarations antérieures.

Donald Trump s’est aussi contredit sur les objectifs de l’opération militaire lancée le 28 février. Il l’a d’abord liée à un « changement de régime », avant d’assurer que tel n’était pas le cas, pour finalement affirmer que le « régime » était de toute façon déjà tombé.

Le 26 mars, il déclarait se « ficher » du résultat des négociations avec des responsables iraniens. Il exige désormais que ces discussions aboutissent, sous peine d’anéantir les infrastructures du pays. Plusieurs ultimatums successifs ont été posés. Le dernier expire mardi à 20h00, heure de Washington — soit minuit GMT —, sauf nouveau report.

 – Des dérapages verbaux qui débordent le conflit

Les outrances du président ne se limitent pas au dossier iranien. La semaine dernière, une vidéo d’un déjeuner privé à la Maison Blanche a circulé après avoir été diffusée par erreur par l’équipe présidentielle. On y entend Donald Trump se moquer ouvertement du couple Macron. « Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire », a-t-il déclaré.

Trump a aussi célébré publiquement la mort de Robert Mueller, le procureur spécial qui avait enquêté sur une possible collusion entre Moscou et sa campagne électorale de 2016. « Je suis content qu’il soit mort », a-t-il affirmé.

Lundi, lors de la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques à la Maison Blanche, en présence d’enfants en bas âge et d’une mascotte déguisée en lapin géant, il a évoqué la guerre sur un ton triomphaliste. Il a jugé que l’Iran n’était « pas du tout si fort que ça ».

 – Une rhétorique assumée, mais de plus en plus contestée

L’ancien animateur de téléréalité a toujours revendiqué sa brutalité verbale comme un avantage stratégique. Ses conseillers avancent que ses déclarations les plus choquantes servent à brouiller les anticipations de l’adversaire. Cette lecture reste répandue dans son camp.

Ses opposants, eux, interprètent ses dernières sorties comme les symptômes d’un déclin cognitif avancé. À 79 ans, Donald Trump est le plus vieux président jamais élu aux États-Unis. Ce fait nourrit les interrogations sur sa capacité à exercer ses fonctions dans une période de tension internationale extrême.

Il a lui-même récemment déclaré que l’armée américaine avait « botté le cul » de l’Iran. Cette formulation illustre une tendance de fond : la rhétorique présidentielle se durcit à mesure que le conflit s’intensifie. Le débat sur la santé mentale Trump Iran prend désormais une dimension qui dépasse les seuls cercles démocrates.

Source : Agence France-Presse

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