Le ministère de la Santé publique lance, dès le 10 avril 2026, une campagne ciblée de vaccination contre la Mpox dans plusieurs districts du Littoral.
Le gouvernement passe à l’offensive contre la Mpox. Dans un communiqué publié le 6 avril, Manaouda Malachie annonce le lancement d’une campagne de vaccination ciblée dans la région du Littoral. L’opération débute le 10 avril 2026 et concerne plusieurs districts de santé, notamment Bangue, Bonassama, Cité des Palmiers, Deido, Dibombari, Japoma, Logbaba, Nylon et Yabassi. L’objectif est de freiner la propagation de cette maladie encore présente sur le territoire.
Cette campagne vise des populations spécifiques. Les personnes âgées de 18 ans et plus, identifiées comme à risque, recevront une dose du vaccin MVA-BN. La vaccination se fera dans les formations sanitaires, mais aussi à travers des sites temporaires installés au cœur des communautés.
Avant le début de l’opération, un travail de terrain est prévu. Des agents de santé communautaires vont parcourir les quartiers ciblés. Leur mission est d’informer les habitants, recenser les personnes concernées et les sensibiliser à l’importance de la vaccination. En parallèle, des messages seront diffusés dans les médias et les lieux publics. Le ministre se veut rassurant. Les doses de vaccin, précise-t-il, sont gratuites et reconnues pour leur efficacité. Il appelle ainsi les populations concernées à se mobiliser. « La vaccination reste l’un des moyens les plus efficaces pour se protéger », insiste-t-il.
Vigilance sanitaire
Cette initiative intervient dans un contexte de vigilance sanitaire. En janvier dernier, les autorités avaient déjà alerté sur une résurgence de la Mpox. Entre novembre 2025 et début janvier 2026, cinq cas ont été confirmés, dont quatre dans le Littoral. Au total, 114 cas suspects ont été enregistrés en 2025, avec dix confirmations. Les régions du Centre, du Sud-Ouest, du Sud et du Littoral sont concernées. Face à cette situation, la surveillance épidémiologique a été renforcée, notamment dans les zones les plus exposées.
La Mpox, également appelée variole du singe, se transmet principalement de l’animal à l’homme. Toutefois, des cas de transmission entre humains sont aussi possibles, ce qui accroît le risque de propagation.
















