Maurice Kamto, leader de l’opposition au Cameroun, n’est pas passé par quatre chemins pour crier « halte » à ce phénomène caractérisé par une extrême violence.
Halte au féminicide ! A la célébration de la 41ᵉ journée internationale de la femme, Maurice Kamto s’est appesanti sur l’un des thèmes. Qui, selon lui, doit mobiliser la Nation camerounaise en permanence. Le féminicide, c’est-à-dire le meurtre des femmes, qui tend à se banaliser dans notre pays.
Pour le président national du Mrc, l’extrême violence qui caractérise ce phénomène est un indicateur de la perte de nos valeurs africaines les plus profondes. Et de la décadence de notre société. « Ôter la vie à un être humain est un crime odieux. Exercer la violence meurtrière sur une femme est diabolique. C’est détruire le temple sacré qui porte la vie et assure la pérennité de l’humanité », fustige Maurice Kamto.
Recrudescence du phénomène
Qui s’inquiète de la recrudescence du phénomène au Cameroun et même ailleurs. Tenez, par exemple, au cours des trois dernières années, de 2023 à ce début du mois de mars 2026. Les données collectées font état de 212 cas de femmes victimes de divers actes de violence. Dont 42 cas en 2023, 77 en 2024, 67 en 2025.
La tendance n’est pas rectiligne, mais incontestablement elle est à la hausse. Pour les deux seuls premiers mois de l’année 2026, on dénombre déjà 26 cas.
« Ceux qui donnent la mort aux femmes ont-ils une mère, une fille, une tante, une cousine, et qui sais-je encore ? Comment se sentiraient-ils si une de ces personnes, si proches et si chères, subissait le même sort ? Non ! Aucune parole, aucun acte, aucun comportement, rien, absolument rien ne peut justifier la mise à mort volontaire d’une femme », dénonce le président du Mrc.
Lutte contre le féminicide : le préfet du wouri interdit la marche
Sensibiliser les populations
Face à ce drame de notre société, qui n’honore pas le Cameroun devenu un pays à risque pour les femmes, certaines organisations et figures de défense des droits des femmes se sont dressées pour dénoncer les horreurs. Également pour sensibiliser les populations et porter, autant qu’elles le peuvent, assistance aux victimes.
A ces organisations, le Mrc adresse ses félicitations et se tient à leurs côtés dans la lutte contre les traitements cruels. inhumains et dégradants, et toutes autres formes de violence. En particulier les violences physiques, qui aboutissent souvent à la mort des femmes victimes, ou à leurs mutilations à vie.
Le Mrc dénonce par ailleurs le fait que « les pouvoirs publics camerounais, quant à eux, regardent ailleurs, comme d’habitude. Alors même qu’il existe au sein du gouvernement. Un département ministériel en charge de la promotion de la femme et de la famille. On se serait attendu à ce qu’il fasse de la protection de la vie de la femme. Sans laquelle il n’y a point de famille, son principal cheval de bataille, et se rendre plus audible, plus déterminé dans la lutte contre le féminicide ».
















