Le septentrion fait face à un déficit d’énergie électrique. Et donc: Eneo annonce jusqu’à 10 heures de délestage dans plusieurs villes du septentrion
Selon les informations, c’est à partir de ce 20 janvier 2026. En effet, plusieurs villes des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord vont devoir subir des coupures d’électricité de plusieurs heures. Tout un planning de rationnement a été rendu public par Eneo Cameroun.
Alors dans l’Adamaoua, les quartiers de Ngaoundéré vont être privés d’électricité de 8 h à 18 h. soit la moyenne de 10 heures. Dans d’autres villes de la région, les coupures ont été programmées de minuit à 7 h, ou de 18 h à minuit.
Des heures de délestage
Et le même schéma est annoncé dans la région du Nord. À Garoua, principale ville, l’électricité va être interrompue ce 20 janvier 2026 de 8 h à 18 h. Le rationnement va se poursuivre dans d’autres localités, comme Tcholliré, Figuil, Guider, Dembo et Mayo Oulo.
Aussi, dans l’Extrême-Nord, Eneo prévoit des heures de délestage à Maroua, Bogo, Maga, Kaélé, Yagoua, Kousséri et Mora. Le planning établi couvre l’ensemble des villes de la région, à l’exception de Mokolo.
Cette situation, selon Eneo fait suite à des contraintes de production et de réseau. Et la saison sèche n’est pas là pour faciliter la tâche. « Suite au retour de la saison sèche, le système électrique national fait face à de fortes contraintes affectant la continuité de la fourniture d’électricité dans plusieurs localités du Réseau interconnecté Sud et du Réseau interconnecté Nord», explique-t-on.
Or, les trois régions septentrionales concernées dépendent du Réseau interconnecté Nord. Dont la principale installation est le barrage hydroélectrique de Lagdo, sur le fleuve Bénoué.
Saturation de certains ouvrages
A en croire, Eneo, «la pluviométrie observée en 2025 sur le bassin versant de la Bénoué qui alimente Lagdo n’a pas permis un remplissage optimal », D’où, « une baisse de la production de la centrale, aggravée par un étiage sévère sur le bassin versant de Lagdo ».
Il faut ajouter à cela, la saturation de certains ouvrages du réseau de transport et la vulnérabilité de certains tronçons du réseau de distribution. Eneo dit alors avoir été contraint de procéder à des rationnements sur l’ensemble du Réseau interconnecté Nord.
Eneo relève enfin que ces difficultés ne se limitent pas seulement au Nord. Dans le grand Sud, les inquiétudes portent sur l’étiage. Notamment sur le bassin de la Sanaga où se trouvent trois barrages hydroélectriques. Et celui du Ntem, avec la centrale de Memve’ele.
















