De folles rumeurs sur la dévaluation du Fcfa circulent dans la zone Cemac pendant plusieurs jours.ceci, après le constat observé sur la baisse des réserves.
Depuis plusieurs jours donc, une rumeur de dévaluation du Fcfa circule en zone Cemac. Et la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) a pondu un démenti rendu public le 16 janvier 2026. L’institution financière assure qu’« aucune décision de ce type n’est envisagée. Et que la monnaie reste arrimée à des paramètres jugés maîtrisés, malgré un environnement économique plus contraignant», explication donnée.
Spéculations infondées
Pour les responsables de la Beac donc, « ces spéculations sont infondées et ne reposent sur aucun élément économique ni sur une décision institutionnelle ». La banque centrale, qui regroupe six pays, rappelle que le Fcfa demeure une monnaie stable et pleinement convertible. Soutenue surtout par la coopération monétaire avec la France. Et par des réserves de change qualifiées de confortables.
A la Beac, l’on nous fait comprendre que, « notre monnaie, garantie par la coopération avec la France et soutenue par des réserves de change confortables, reste stable et convertible. Les fondamentaux économiques de la Cemac, bien que marqués par des défis, ne justifient en rien une telle mesure. Aucune dévaluation du Fcfa n’est à l’ordre du jour», soutient-on là-bas.
50 à 100 Fcfa pour un franc français
Pour rappel, la dernière dévaluation du Fcfa remonte à janvier 1994. La monnaie avait alors été dévaluée de 50 %, la parité passant de 50 à 100 Fcfa pour un franc français. La décision avait visé à corriger une surévaluation qui avait pénalisé les exportations et freiné la croissance. Il avait été question de restaurer la compétitivité des économies de la zone et relancer l’activité.
Pour revenir sur le Franc Cfa, cette monnaie a été créé le 26 décembre 1945 sous l’appellation de «franc des colonies françaises d’Afrique». Le franc CFA va connaitre plusieurs évolutions. En 1958, elle devient le « franc de la communauté française d’Afrique », avant de prendre les dénominations actuelles à savoir, « franc de la Communauté financière africaine » pour les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Et « franc de la coopération financière en Afrique centrale», pour les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
















