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Yaoundé : deux morts dans un glissement de terrain

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La scène tragique se déroule à Fourgerol où deux ouvriers qui creusaient les fouilles dans un chantier en vue de la construction d’un mur de soutènement ont été ensevelis jeudi dernier par une énorme motte de terre après un glissement de terrain. Les pluies diluviennes pointées du doigt. Elles qui ont également emporté des toitures ce triste jour dans ce quartier populaire.

« J’étais dans ma cour entrain de faire la vaisselle, j’ai suivi un très grand bruit. J’ai pris peur et je suis directement allée voir ce qui se passait chez « Docta » parce que c’est mon fils ainé qui supervise les travaux dans ce chantier. A mon arrivée, j’ai vu juste l’un des enfants, parce qu’ils ont entamés les travaux ce matin juste au nombre de trois, les autres n’étaient pas encore arrivés. Je suis vraiment dépassée, ce sont mes enfants ; ils passent parfois la nuit ici chez moi quand ils finissent le travail tard », confie Elise Ngo Mabout.

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« J’étais en haut entrain d’enfiler mon uniforme de travail, lorsque j’ai vu comment la terre a commencé à descendre. Mes deux collègues étaient déjà en bas et ils creusaient la terre. C’est en ce moment où j’ai crié. Mais malheureusement cela s’est passé tellement vite qu’ils n’ont pas réussi à s’échapper. Le bruit était tellement fort, parce que tout le monde est sorti pour venir voir. Je sais exactement là où la terre les a engloutis. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, il y’a de cela une semaine que la terre s’est écroulée sur nous, laissant certains avec des blessures au niveau des pieds ; cette fois c’est grave », poursuit un autre témoin oculaire.

 

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Alertées les sapeurs-pompiers sont descendus sur le terrain. Ils sont suivis de l’autorité administrative et du chef de quartier. A l’aide des pelles,  des pioches, des chignoles et autres instruments, les riverains remuent ciel et terre pour extirper les victimes des décombres. « Seigneur pourquoi tu as permis que cela arrive? Les enfants d’autrui. Mon mari n’est pas à Yaoundé, présentement il est à l’Ouest, à Dschang », s’exclame  l’épouse de Bienvenu Nguedjo, le propriétaire du chantier. Cet incident malheureux interpelle les pouvoirs publics.

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