Ce 18 mars 2025, Niat Njifenji et Cavaye Yeguié Djibril, ont été réélus à la tête de leurs institutions respectives. À 91 ans, Niat rempile comme président du Sénat, et Cavaye 85 ans, à la présidence de l’Assemblée nationale. Deux réélections qui soulèvent de nombreuses interrogations.
Marcel Niat Njifenji, président du Sénat depuis sa création en 2013, a été reconduit dans ses fonctions avec une large majorité de 87 voix sur 90. Cette réélection, est cependant marquée par sa santé fragile et son absence fréquente de l’espace public. Ceci témoigne de son emprise indéfectible sur la politique camerounaise. Il est d’ailleurs le successeur constitutionnel du président Paul Biya en cas de vacance de ce dernier. Une position stratégique qu’il conserve avec autorité, malgré son âge avancé.
Cavaye, sans surprise !
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, a été réélu à son poste qu’il occupe depuis 1992. À 85 ans, il a remporté la réélection sans surprise. Obtenant 125 voix sur 137 votants, soit un taux de succès impressionnant de 91,2%. Seul candidat à sa propre succession, sa popularité au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) est incontestée. Avec plus de 50 ans de carrière politique, il reste une figure clé de l’Assemblée nationale.
Leur longévité alimente les débats
La réélection de Niat et Cavaye intervient dans un contexte politique où l’élection présidentielle de 2025 approche. Toutefois, leur longévité continue d’alimenter les débats sur le renouvellement des générations en politique.
Assemblée Nationale: Cavaye ignore les victimes des éboulements
Pour certains analystes politiques, Niat et Cavaye incarnent la continuité d’un pouvoir stable mais vieillissant. Leur réélection à des âges avancés montre que l’expérience et la longévité demeurent des atouts majeurs dans le paysage politique du Cameroun. Cependant, cette situation soulève des questions sur l’avenir du renouvellement générationnel. De nombreux jeunes Camerounais pensent de plus en plus que les « vieux » ont pris en otage le pays.
















