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Parcours Vita de Douala : la Communauté urbaine écarte le directeur

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La Communauté urbaine de Douala (Cud)a suspendu le directeur du Parcours Vita, Valentin Emmanuel Njoh, qu’elle accuse d’insubordination et de blocage du fonctionnement de l’infrastructure sportive. L’affaire a pris une autre tournure le 9 décembre 2025, lorsque l’intéressé a découvert des scellés sur son bureau.

Valentin Emmanuel Njoh ne s’attendait pas à un tel réveil administratif. En effet, le 9 décembre au matin, le directeur du Parcours Vita découvre des scellés sur la porte de son bureau. D’après ses propos, l’acte posé par la Communauté urbaine de Douala ne lui est d’abord accompagné d’aucune explication. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’un huissier lui remet la décision du maire datée du 6 décembre 2025. Le document annonce sa suspension immédiate. Dans son communiqué, la Cud affirme vouloir « remettre de l’ordre » dans la gestion du Parcours Vita. Elle confie l’intérim à Moukete Ekoumé, chef de la Division des affaires juridiques et du contentieux. L’exécutif municipal voit dans cette sanction un signal fort en faveur de la discipline administrative et de la bonne gouvernance.

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La décision évoque des faits qualifiés de graves. Le Parcours Vita désormais placé sous l’autorité exclusive du maire de Douala devait fonctionner en conformité avec le Code général des collectivités. Or, selon la Cud, le directeur sortant se serait opposé de manière répétée au comité de gestion. Entravant son action et perturbant le fonctionnement normal du site.

« Agissements désobligeants et illégaux »

Le rapport administratif mentionne ainsi des « agissements désobligeants et illégaux ». Parmi eux on note des agressions verbales ou physiques contre des partenaires. Le blocage d’accès à plusieurs entreprises, dont Orange, pourtant en mission sur site. La rétention de documents comptables et l’entrave à des travaux publics. Le refus de signer les documents de passation de service figure également dans la liste.

Pour les autorités municipales, ces comportements nuisent non seulement à l’efficacité de l’infrastructure, mais aussi à l’image de la Ville. La situation aurait été aggravée par la posture du directeur qui aurait affirmé être « protégé » par le ministre des Sports. Une attitude jugée inacceptable. C’est ce cumul de faits qui a conduit la Cud à prononcer son limogeage immédiat, dans un climat déjà lourd autour de la gestion de cette infrastructure sportive.

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