Une jeune femme a récemment tué ses trois enfants à Nkolbisson, à Yaoundé, avant de mettre fin à ses jours. Les autorités ont ouvert une enquête pour clarifier les faits.
Le quartier Nkolbisson, dans l’arrondissement de Yaoundé III, a passé ces derniers jours sous le choc. L’information circule dans les médias depuis quelques temps. Une jeune femme identifiée comme Kevine a tué ses trois enfants, âgés respectivement de 6 ans, 4 ans et 1 an avant de mettre fin à ses jours au domicile familial.
Les corps sans vie des tout petits ont été découverts par les voisins, à l’intérieur de la maison, allongés aux côtés de leur mère. Alertées, les forces de l’ordre se sont rendues sur les lieux pour procéder aux premières constatations d’usage. Les dépouilles ont ensuite été transférées à la morgue.
Sur le réseau social Facebook, un enregistrement vocal largement partagé suscite de nombreuses réactions. L’auteure de cet audio se présente comme la présumée belle-sœur de la défunte. Visiblement émue, elle y exprime ses regrets après la mort de la compagne de son frère et revient sur certains aspects de la vie du couple.
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« 150 000 FCFA chaque mois »
Dans ses déclarations, elle affirme que le conjoint soutenait sa compagne sur le plan matériel. « Il lui a ouvert un salon de coiffure et lui versait 150 000 FCFA chaque mois. Malgré cela, elle se plaignait toujours », soutient-elle dans l’enregistrement.
Toujours selon la belle-sœur, la défunte traversait une période de grande détresse psychologique. Des tensions conjugales récurrentes, notamment liées à des soupçons d’infidélité visant son conjoint, auraient fragilisé l’équilibre du foyer.
Elle affirme également que la jeune femme aurait, à plusieurs reprises, tenu des propos inquiétants. « Parfois, elle disait qu’elle ferait quelque chose à mon frère dont il se souviendrait toute sa vie. Qu’elle allait disparaître avec ses enfants pour qu’il ait encore plus mal », rapporte-t-elle.
À ce stade, aucune conclusion officielle n’a été rendue publique sur les motivations exactes de ce drame survenu au quartier Nkolbisson, à Yaoundé. Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête afin d’établir les circonstances précises des faits.
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Dans un communiqué, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, s’est dite profondément choquée par ce drame familial. Elle a adressé ses condoléances à la famille éplorée et rappelé l’importance de la vigilance collective face aux situations de détresse psychologique et aux violences intrafamiliales.
Une possible dépendance affective
Ce quadruple décès relance le débat sur la santé mentale, le soutien aux familles en difficulté et la prévention des drames domestiques.
L’émotion reste vive à Nkolbisson et parmi l’opinion publique, notamment en raison de la mort des trois enfants. Beaucoup peinent à comprendre comment une mère, ayant porté ses enfants en son sein, a pu en arriver à un tel acte. Certains évoquent une possible dépendance affective envers son compagnon, qui aurait contribué à accentuer son mal-être.
En attendant les conclusions de l’enquête, ce drame laisse derrière lui une profonde douleur et de nombreuses interrogations sur l’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité psychologique.
















