Figure majeure de la vie politique camerounaise, l’ancien président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, est décédé le 11 avril 2026, au Centre des urgences du CHU de Yaoundé. Il avait 91 ans.
Le Cameroun est en deuil. Marcel Niat Njifenji, ancien président du Sénat et deuxième personnalité de l’État pendant plus d’une décennie, est décédé samedi 11 avril 2026, à Yaoundé, des suites d’une longue maladie. Il avait 91 ans.
Discret ces derniers mois en raison de son état de santé, l’homme politique s’était progressivement retiré de la scène publique. Récemment, il avait remplacé à la tête du Sénat.
Né le 26 octobre 1934 à Bangangté, dans la région de l’Ouest, Marcel Niat Njifenji était un ingénieur de formation, diplômé de Supélec en France. Il entame sa carrière comme cadre technique avant de gravir les échelons jusqu’à devenir directeur général de la Société nationale d’électricité, qui était SONEL auparavant. Il a occupé ce poste pendant plusieurs années.
Son entrée en politique active intervient dans les années 1990. Où il occupe successivement les fonctions de ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire, puis de vice-Premier ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie.
Membre influent du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), il est élu député en 1992, puis maire de Bangangté entre 2002 et 2007, avant de rejoindre le Sénat à sa création en 2013.
Le tout premier président du Sénat
La même année, il devient le tout premier président de cette institution, poste qu’il occupera sans interruption jusqu’en 2026. À ce titre, il incarnait la deuxième personnalité de l’État camerounais, appelée à assurer l’intérim présidentiel en cas de vacance du pouvoir.
Homme d’expérience, réputé discret, Marcel Niat Njifenji a marqué la vie publique par sa longévité et son attachement aux institutions. En dehors de la politique, il était également engagé dans la promotion culturelle, notamment à travers des initiatives valorisant la langue et les traditions Medùmbà.
Sa disparition laisse un vide au sommet de l’État et ouvre une nouvelle page dans l’histoire politique du Cameroun.
















