Les producteurs locaux accusent le gouvernement. Selon ces derniers, l’administration n’a pas tenu compte de la protection du tissu industriel national.
Les producteurs nationaux sont mécontents. Ils dénoncent une concurrence déloyale et la réduction de leurs parts de marché. A travers un communiqué, la Société camerounaise de palmeraies, une filiale du groupe Socfin, a annoncé le 18 février 2026. La cession de sa plantation d’Eséka dans la région du Centre, à la société Opalm.
Concurrence sur le sol camerounais
Cependant les producteurs nationaux soutiennent que cette dernière est d’origine étrangère et notamment marocaine. Et qu’elle vient leur faire concurrence sur le sol camerounais. Dans la mesure où elle n’est pas seulement productrice de noix de palme.
Selon les producteurs nationaux, celle-ci opère également dans la seconde transformation au même titre que les nationaux. Une concurrence déloyale qui selon eux va à l’encontre du déploiement. Et de la protection du caucus industriel national en la matière.
L’accord de cession qui porte principalement sur l’huilerie industrielle exploitée par Socapalm. Sur son site d’Eséka, s’étend également aux plantations du Littoral et du Centre.
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Le gouvernement au banc des accusés
Réunis à Douala le 05 mars 2026, les producteurs locaux. Sous-traitants de la Socapalm et opérant dans la transformation de l’huile de palme brute en huile végétale. Et en divers produits de savon accuse le gouvernement. Ils estiment que lors de ladite opération de cession celui-ci n’a pas joué son rôle. De protecteur du tissu industriel national dans la mesure où Opalm fait également dans la transformation.
Au cours d’un point de presse à Douala le 05 mars 2026. Le Conseil juridique des producteurs nationaux a dénoncé cette cession au profit d’un concurrent étranger. « Cette cession s’est faite de manière unilatérale et non concertée. Une partie du patrimoine a été cédée à une entreprise concurrente. Qui devient par la même occasion productrice et transformatrice au même titre que les nationaux. »
« Toute chose qui est contraire aux procédures en vigueur en matière concurrentielle. Puisque cette cession réduit les matières premières dont les transformateurs nationaux étaient en droit d’attendre», déclare Me Tchoumen Fabrice. Conseil du consortium des producteurs nationaux.
Protection du tissu industriel national
Aussi l’avocat au barreau du Cameroun estime que cette cession doit être revue dans l’intérêt général de toutes les parties. En présence dans l’écosystème de la production et de la transformation de l’huile de palme en divers produits dérivés.
Selon le sieur Bertin Tchoffo, promoteur d’une société de transformation d’huile de palme en savon et huile végétale. Il y a même plus grave. Le prix de l’huile de palme a été revu à la hausse. Il y a trois ans pour encourager les producteurs. Pour les producteurs nationaux, il y a lieu de faire quelque chose dans le sens de la protection du tissu industriel national, encourager la production locale et réduire les importations de l’huile de palme au Cameroun.
















