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Attaques iraniennes aux Émirats : un mort à Abou Dhabi, pétrole et aviation ciblés

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Les attaques iraniennes aux Émirats arabes unis ont frappé simultanément plusieurs sites stratégiques lundi 17 mars 2026. Un ressortissant palestinien a perdu la vie à Abou Dhabi. Le terminal pétrolier de Fujaïrah a été incendié, forçant la compagnie nationale Adnoc à suspendre ses chargements de brut. L’aéroport international de Dubaï, carrefour aérien mondial, a lui aussi été touché. Depuis le 28 février, l’Iran a tiré plus de 1 900 missiles et drones sur le pays, selon les autorités émirates.

Un mort à Abou Dhabi : le bilan s’alourdit à sept victimes

Un missile a percuté un véhicule en périphérie d’Abou Dhabi dans la matinée de lundi. Son conducteur, un ressortissant palestinien, a été tué sur le coup. Les autorités émirates n’ont communiqué aucun détail sur son identité.

Ce décès porte à sept le nombre total de victimes recensées aux Émirats arabes unis depuis le début du conflit. Parmi elles, cinq sont des civils. Deux militaires ont péri lors d’un accident d’hélicoptère.

Un drone a frappé pour la première fois lundi l’émirat d’Umm Al Quwain, petite entité du nord du pays. L’engin a déclenché un incendie dans un immeuble résidentiel. Jusqu’ici préservé de l’offensive, cet émirat entre désormais dans la liste des territoires touchés par les attaques iraniennes aux Émirats.

Fujaïrah : le terminal pétrolier d’Adnoc en flammes

Sur la côte est des Émirats, un drone a visé le terminal pétrolier de Fujaïrah. L’attaque a déclenché un incendie sur le site. La compagnie nationale Adnoc a aussitôt suspendu l’ensemble de ses chargements de brut, selon une source proche du dossier ayant contacté l’AFP.

Ce terminal occupe une position stratégique particulière. Le terminal se trouve sur le golfe d’Oman, au-delà du détroit d’Ormuz. L’Iran bloque ce détroit quasi totalement depuis le début des hostilités.

Fujaïrah représente ainsi l’une des rares voies de contournement encore disponibles pour les exportations pétrolières de la région. Sa mise à l’arrêt, après l’attaque de drone, s’ajoute au blocus quasi total du détroit d’Ormuz. Ce double blocage aggrave les difficultés de transit du brut pour l’ensemble des pays du Golfe.

Attaques iraniennes aux Émirats : Dubaï et son aéroport frappés

À Dubaï, la ville la plus peuplée des Émirats arabes unis, un drone a ciblé un réservoir de carburant de l’aéroport international lundi matin. L’incendie provoqué a conduit à une brève suspension du trafic. L’Autorité de l’aviation civile a ensuite annoncé une « reprise graduelle de certains vols », après la maîtrise des flammes.

La compagnie Emirates a précisé qu’elle maintiendrait un « service limité », avec plusieurs annulations à la clé. Le conflit perturbait déjà fortement le trafic sur cet aéroport depuis ses premières heures.

L’aéroport de Dubaï est un carrefour névralgique du trafic aérien mondial. Ces nouvelles perturbations prolongent des semaines de difficultés accumulées pour les compagnies et leurs passagers. Depuis le début du conflit, les incidents se répètent sur ce hub aérien majeur pour les routes intercontinentales.

Deux témoins ont décrit à l’AFP un épais panache de fumée noire visible depuis les abords de l’aéroport, vers 10h00 heure locale. Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis l’incident initial. Un passager a témoigné d’une évacuation vers un étage inférieur du terminal : « Ces dernières semaines ont été difficiles, avec des explosions que l’on entend régulièrement, mais les attaques iraniennes m’ont poursuivi jusque dans mes dernières heures avant de pouvoir rentrer chez moi. »

Contexte : 1 900 missiles et drones tirés, un détroit verrouillé

L’Iran a lancé plus de 1 900 missiles et drones sur les Émirats arabes unis depuis l’offensive américano-israélienne déclenchée le 28 février, selon les données communiquées par le ministère émirati de la Défense. Ces frappes répétées bouleversent le fonctionnement d’un grand centre financier mondial.

Téhéran affirme cibler, chez ses voisins du Golfe, les bases militaires et les intérêts économiques américains. Mais les frappes frappent aussi des infrastructures civiles, des immeubles et des aéroports. L’Iran s’en prend simultanément aux Émirats, à l’Arabie saoudite et au Qatar.

En Arabie saoudite, le ministère de la Défense a annoncé lundi matin l’interception de 61 drones depuis minuit dans l’est du pays. Le Qatar a déclaré avoir essuyé 14 missiles et plusieurs drones lancés depuis l’Iran. Doha a précisé que ses défenses avaient intercepté tous les missiles, à l’exception d’un seul, qui « est tombé dans une zone inhabitée sans causer de victime ».

Réactions : démenti émirati, appel qatari au dialogue

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait affirmé la veille que des bases américaines dans la région servaient à bombarder l’Iran. Il avait aussi accusé les Émirats d’avoir servi de territoire de départ pour des missiles visant l’île de Kharg, importante installation pétrolière iranienne. Des responsables émiratis ont formellement démenti ces allégations.

Depuis Doha, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a estimé qu’une issue diplomatique restait envisageable. Elle serait atteignable si l’Iran « cesse les attaques », a-t-il déclaré. Ce message constitue un signal d’ouverture, adressé à Téhéran depuis une capitale du Golfe.

Conséquences : Grands Prix annulés, scepticisme sur une sortie rapide du conflit

Les signaux d’un règlement rapide restent rares. Le doute s’installe dans la région sur la possibilité de voir le conflit se terminer prochainement.

Les deux Grands Prix de Formule 1 prévus dans la région ont été annulés. L’épreuve de Bahreïn, fixée les 10 au 12 avril, ne se tiendra pas. Celle d’Arabie saoudite, programmée du 17 au 19 avril, est également supprimée. Ces annulations illustrent, au-delà de la sphère économique, l’impact de l’offensive iranienne sur la vie dans les pays du Golfe.

Les attaques iraniennes aux Émirats, combinées au blocage du détroit d’Ormuz, au recul du trafic aérien et aux interruptions pétrolières, dessinent un tableau régional sous forte pression. Aucune désescalade n’est annoncée à ce stade.

Source : Agence France-Presse

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