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Frappes israéliennes au sud de Beyrouth : Israël capture deux combattants du Hezbollah et pilonne les infrastructures du Liban

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Les frappes israéliennes au sud de Beyrouth ont repris dans la nuit du lundi 24 mars 2026, après plusieurs jours d’accalmie relative. L’armée d’Israël a simultanément annoncé la capture de deux combattants d’élite du Hezbollah dans le sud du pays. Ce conflit, déclenché le 2 mars, a déjà causé plus d’un millier de morts et plus d’un million de déplacés au Liban.

Frappes israéliennes au sud de Beyrouth : la banlieue de nouveau sous les bombes

Des frappes ont touché la banlieue sud de Beyrouth à plusieurs reprises dans la soirée du lundi 24 mars 2026. Des images de l’AFPTV ont montré d’épais nuages de fumée s’élevant au-dessus du secteur. Considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien, cette zone n’avait subi aucune frappe depuis le vendredi précédent.

Avant de déclencher ses opérations, l’armée israélienne avait appelé les habitants à quitter la zone. Dans un communiqué, elle a déclaré avoir « commencé à frapper les infrastructures du Hezbollah à Beyrouth ». L’Agence nationale d’information libanaise (ANI) a confirmé plusieurs impacts sur le secteur. Des avions militaires israéliens ont survolé Beyrouth et ses environs à basse altitude tout au long de la soirée.

Tôt le mardi 25 mars, l’armée d’Israël a élargi ses avertissements géographiques. Elle a appelé la population à évacuer deux localités côtières proches de la ville de Tyr, dans le sud du pays, précisant agir contre le Hezbollah dans ces zones. Des frappes supplémentaires ont également été signalées dans plusieurs autres localités du sud par l’ANI.

Deux combattants d’élite de la force al-Radwan capturés

Lors d’une opération de recherche d’armes dans le sud du Liban, l’armée israélienne a intercepté des membres de la force al-Radwan du Hezbollah. Ses soldats ont identifié les combattants alors qu’ils « prévoyaient de tirer un missile antichar sur les troupes », selon le communiqué militaire.

Deux d’entre eux « ont été appréhendés (…) et transférés vers le territoire israélien pour un interrogatoire ultérieur ». L’armée précise qu’une « grande quantité d’armes et d’équipements a été trouvée en leur possession ». Ces captures illustrent la densité des activités armées du Hezbollah dans cette région.

Ces arrestations s’ajoutent à une liste déjà longue. En janvier 2026, le député du Hezbollah Hussein al-Haj Hassan avait accusé Israël de détenir « 20 prisonniers libanais », affirmant que dix d’entre eux avaient été enlevés « sur le territoire libanais après le cessez-le-feu ». En février, le groupe islamiste libanais Jamaa islamiya avait signalé la capture de l’un de ses responsables, Atwi Atwi, par des soldats israéliens dans le sud du pays.

Frappes israéliennes au sud de Beyrouth : un mort dans le quartier résidentiel de Hazmieh

Lundi après-midi, le ministère libanais de la Santé a confirmé la mort d’une personne dans une frappe ayant visé un appartement à Hazmieh. Ce quartier résidentiel cossu de la banlieue sud-est de Beyrouth jouxte le palais présidentiel et plusieurs missions diplomatiques. Son éloignement des bastions habituels du Hezbollah rend ce ciblage notable.

Un porte-parole de l’armée israélienne a précisé que la frappe visait « un terroriste de la force al-Qods », branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens. Cette présence iranienne à Hazmieh éclaire le choix d’une cible au cœur d’un secteur résidentiel.

Le 5 mars, une frappe avait déjà touché un hôtel dans le même quartier. C’était alors la première opération israélienne dans ce secteur depuis le déclenchement des hostilités le 2 mars. La répétition des frappes à Hazmieh illustre l’élargissement progressif des opérations israéliennes dans la périphérie de Beyrouth.

Réactions : Netanyahu, Katz et les porte-parole militaires

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé le cap de son gouvernement lundi : « Nous continuons à frapper à la fois en Iran et au Liban. » Il a ajouté : « Nous protégerons nos intérêts vitaux en toute circonstance. » Ces déclarations interviennent dans un contexte de pression diplomatique internationale croissante sur Israël.

La porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Ella Waweya, a apporté un éclairage sans ambiguïté sur la durée du conflit. « La bataille contre le Hezbollah (…) ne fait que commencer », a-t-elle affirmé lundi. Les responsables militaires israéliens n’envisagent donc aucune désescalade à court terme.

Le ministre de la Défense, Israël Katz, avait annoncé dimanche avoir ordonné de « détruire immédiatement tous les ponts au-dessus du fleuve Litani qui servent à des activités terroristes, afin d’empêcher le passage (…) du Hezbollah et d’armes vers le sud ». Cette directive traduit une stratégie d’encerclement logistique du mouvement chiite.

Du côté libanais, le Premier ministre Nawaf Salam avait déclaré dimanche que des membres des Gardiens de la Révolution iraniens présents au Liban dirigeaient directement les opérations du Hezbollah contre Israël. Une déclaration qui confirme la dimension régionale du conflit.

La FINUL touchée à Naqoura, le Hezbollah revendique des attaques

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a indiqué lundi qu’un projectile avait frappé son quartier général à Naqoura. L’organisation a précisé que ce tir provenait probablement d’un « acteur non étatique ». Naqoura, ville côtière frontalière, concentre une partie des tensions entre les forces israéliennes et le Hezbollah.

Dans ce même secteur, le Hezbollah a revendiqué le lancement de roquettes et de drones sur des soldats israéliens. Le groupe chiite a également déclaré avoir ciblé des troupes israéliennes à al-Qaouzah, village situé à environ 2,5 kilomètres au nord de la frontière israélienne. L’ANI a signalé plusieurs autres frappes israéliennes dans différentes localités du sud du pays.

Destruction des ponts du Litani : couper les lignes d’approvisionnement du Hezbollah

Israël cible les infrastructures routières du sud du Liban. L’armée considère ces axes comme des voies d’approvisionnement du Hezbollah en hommes et en matériel. Un premier pont stratégique sur l’autoroute côtière de Tyr a été détruit. Les forces israéliennes ont ensuite bombardé un second pont, celui-là reliant le sud du pays à l’est, vers la plaine de la Békaa.

Cette stratégie découle directement de la directive du ministre Katz visant tous les ponts au-dessus du Litani. L’armée affirme vouloir parallèlement « intensifier » ses opérations terrestres et renforcer son « contrôle » sur le terrain dans le sud du Liban. La combinaison de frappes aériennes, d’opérations au sol et de destruction des voies d’approvisionnement compose le dispositif central de l’offensive israélienne.

Contexte : un conflit déclenché par la mort du guide suprême iranien

Le Hezbollah est entré en guerre le 2 mars 2026 pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Ce dernier a péri lors du premier jour des frappes israélo-américaines sur Téhéran. Depuis cette date, Israël mène des représailles massives sur le territoire libanais.

Le bilan atteint désormais plus d’un millier de morts et plus d’un million de déplacés au Liban. Les hostilités ne montrent aucun signe d’apaisement. Chaque nuit, de nouvelles frappes et contre-frappes rythment un conflit qui s’étend sur l’ensemble du pays.

Source : Agence France-Presse

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