Le processus de sélection en doctorat reprend officiellement au Cameroun. Après plusieurs années de suspension, les autorités académiques relancent l’accès au cycle doctoral avec 600 personnes sélectionnées.
Au Cameroun, 600 étudiants ont été sélectionnés pour intégrer le cycle doctoral dans les universités d’État au titre de l’année académique 2025-2026. Ainsi, 600 candidats camerounais ont été retenus dans les onze universités d’État. Cette décision marque une étape importante pour l’enseignement supérieur national. En effet, cette sélection s’inscrit dans une dynamique de réorganisation du système doctoral. Les dossiers ont été examinés conjointement par les responsables universitaires et les services compétents du ministère. L’objectif affiché est de privilégier le mérite tout en tenant compte des capacités d’encadrement disponibles.
Projets solides et cohérents retenus
Par ailleurs, les projets de thèse soumis ont été évalués selon leur pertinence et leur lien avec les priorités nationales. L’ancrage des sujets dans la stratégie de développement du pays a constitué un critère déterminant. De ce fait, seuls les candidats présentant des projets solides et cohérents ont été retenus. Dans le même temps, des mesures strictes ont été prises pour garantir un encadrement de qualité. Désormais, les directions de thèse sont réservées aux enseignants de rang magistral ou titulaires d’une habilitation. De plus, chaque encadreur ne peut suivre qu’un nombre limité d’étudiants, afin d’assurer un suivi rigoureux.
Université de Douala : Les quotas du doctorat sont contestés
En outre, une ouverture mesurée à l’international a été maintenue. Un quota maximal de 10 % est accordé aux étudiants étrangers. Cette disposition vise à renforcer l’attractivité des universités camerounaises, tout en préservant les opportunités pour les candidats nationaux. À l’issue du processus, les listes définitives ont été validées par les autorités compétentes. Les étudiants admis sont désormais invités à se rapprocher de leurs universités respectives pour finaliser leur inscription. Cette étape marque le début effectif de leur parcours doctoral.
Enfin, cette relance du doctorat traduit une volonté politique affirmée de soutenir la formation des chercheurs. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour la jeunesse universitaire. Surtout, elle renforce le rôle de l’université dans le développement du pays.
















