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Coup d’Etat manqué : Le rebelle Sayo extradé en Rca

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Trans Afrique

Le coup d’Etat manqué reste dans l’actualité en Rca. La décision de Yaoundé de renvoyer Armel Sayo en Bangui témoigne de la  bonne santé  des relations entre Paul Biya et le président centrafricain.

Les relations entre Bangui et Yaoundé sont au beau fixe. Yaoundé vient de décider de renvoyer le rebelle Sayo à Bangui. Selon des panafricanistes, ce feuilleton Armel Sayo trouve enfin un dénouement heureux. Pour le bien de la coopération sécuritaire sous régionale entre le Cameroun et le Centrafrique.

Extradé de Yaoundé vers Bangui

A en croire plusieurs journaux locaux, « Armel Sayo a été extradé de Yaoundé vers Bangui dans la nuit du 5 mai 2025. Tout droit conduit vers la prison militaire de haute sécurité du camp Roux. Après une période de quatre mois dans une prison camerounaise suivant son arrestation le 17 janvier à l’aéroport de Douala. Où ce binational franco-centrafricain s’était rendu pour fuir en France ».

Interrogé par RFI, le ministre-conseiller à la présidence de la Centrafrique, Fidèle Nguandjika. Explique que « son extradition a pris du temps. Parce qu’il voyageait avec un passeport français et le Cameroun exigeait l’accord de Paris avant de l’extrader en Rca ».

Rappelons que cet ancien ministre centrafricain. Et chef du groupe armé Cmspr (Coalition militaire de salut du peuple et de redressement) était en fuite. Et recherché pour son implication présumée dans plusieurs attaques violentes contre les Forces armées centrafricaines (FACA).

RCA : Près de 10.000 enfants enrôlés dans des groupes armés.

Avis de poursuite

Les autorités centrafricaines soutiennent qu’une attaque au mois de février 2025 contre la localité de Markounda. Dans le nord du pays, avait entraîné l’émission d’un « avis de poursuite. Et de recherche contre M. Armel Mingatoloum Sayo ».

« Cet acte judiciaire a permis l’arrestation de ce dernier sur le territoire camerounais. Alors qu’une information judiciaire est ouverte contre lui des chefs d’inculpation d’association de malfaiteurs. Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et rébellion », poursuit une autorité judicaire. Pour qui Sayo est aussi poursuivi pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».

Des sources sur place à Bangui relèvent que d’autres « coauteurs ou complices » ont été interpellés. Et placés en détention. Un communiqué du procureur de la République, invite la population centrafricaine à dénoncer. Toute personne « associée de près ou de loin au projet. Visant à replonger la République centrafricaine dans un nouveau cycle de violence ».

Autrefois proche du régime

De son vrai nom Armel Mingatoloum Sayo. Ce personnage autrefois proche du régime de Bangui, est devenu chef d’une rébellion armée l’année dernière. Il est accusé par le régime en place. D’avoir mis en péril les efforts de paix. En prenant la tête d’un groupe de rebelle dénommé « Coalition militaire pour le salut du peuple et de redressement». Avec qui il a mené « plusieurs opérations déstabilisatrices».

Militaire et homme politique centrafricain,  en 2019. Il a été nommé ministre des Réformes de l’Etat, après un accord de paix. Entre le gouvernement central et plusieurs groupes armés. Accusé de soutenir les rebelles, il a été démis de ses fonctions en 2021.

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