La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a levé le 28 janvier dernier, après l’élection fin décembre de Mamadi Doumbouya à la présidence du pays, les sanctions imposées à la Guinée dans la foulée du coup d’Etat de 2021 mené par une junte dirigée par ce dernier.
Le général Doumbouya, 41 ans, dirigeait le pays depuis le coup d’Etat ayant renversé en 2021 le président élu Alpha Condé, qui avait conduit la Cédéao à décréter une série de sanctions contre la Guinée.
Il a largement remporté avec 86,72% des voix la présidentielle organisée fin décembre, après quatre années de transition, malgré sa promesse initiale que ni lui ni aucun membre de la junte ne se présenterait et que le pouvoir serait rendu aux civils. En février 2024, la Cédéao avait déjà allégé certaines sanctions économiques et financières.
Après « la tenue réussie d’un référendum constitutionnel le 21 septembre 2025 suivi d’une élection présidentielle le 28 décembre 2025« , l’organisation ouest-africaine « lève avec effet immédiat toutes les sanctions résiduelles contre la République de Guinée et les personnes impliquées » dans le coup d’Etat et « réintègre » le pays en son sein, selon un communiqué.
Guinée: les autorités favorables à une candidature présidentielle du chef de la junte
Intensifier les efforts
La Cédéao félicite également M. Doumbouya pour son élection à la tête du pays. Après avoir renversé Alpha Condé, premier président démocratiquement élu de l’histoire de la Guinée – indépendante depuis 1958 -, le colonel Doumbouya, qui s’est ensuite autopromu général, a instauré un régime de fer qui a fait taire toute voix dissidente dans le pays. Les emprisonnements, suspensions de partis, disparitions et enlèvements des voix critiques se sont multipliées.
Dans son communiqué, la Cédéao « exhorte le gouvernement à intensifier ses efforts visant à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l’Etat de droit, ainsi que le développement économique et social« .
© Agence France-Presse
















