Arsenal vers le titre en Premier League : les Gunners ont dominé Everton dans les derniers instants (2-0) ce samedi 14 mars, pendant que Manchester City concédait un nul décevant sur le terrain du mal classé West Ham (1-1). L’écart entre les deux clubs atteint désormais neuf points. Le sacre que les supporters d’Arsenal attendent depuis 2004 n’a jamais semblé aussi proche.
Arsenal vers le titre : un succès arraché aux dernières secondes
Pendant quatre-vingt-huit minutes, Everton a tenu. Les Toffees ont résisté, refusé de céder, bousculé les Gunners dans leur propre match. Arsenal souffrait. Puis tout s’est accéléré.
Viktor Gyökeres a ouvert le score à la 89e minute. Quelques secondes plus tard, Max Dowman scellait le score à 2-0 à la 90e+7, d’une frappe dans une cage vide en conclusion d’une contre-attaque. Trois points arrachés. Un soulagement immense.
Ce résultat prend une dimension particulière dans le contexte de la saison. Arsenal avait l’habitude de se liquéfier dans les moments chauds, selon les propres mots de son entourage. Ce soir-là, ils ont tenu. Mieux encore : ils ont frappé.
La victoire 2-0 sur Everton est peut-être l’une de celles qui figureront dans les livres de souvenirs de cette saison, si le titre suit.
Dowman, 16 ans et 73 jours, entre dans l’histoire de la Premier League
L’auteur du but décisif n’est pas un titulaire aguerri. Max Dowman est un enfant du club. Il a 16 ans et 73 jours ce soir-là. Mikel Arteta l’a envoyé sur le terrain à la 74e minute, en remplacement de Martin Zubimendi.
En seize minutes, il a changé le cours du match. D’abord avec le centre qui a conduit au but de Gyökeres. Puis avec sa propre frappe pour fixer le score à 2-0.
Ce but fait de lui le plus jeune buteur de l’histoire de la Premier League. Un record qui appartient désormais à un adolescent formé à Arsenal.
Mikel Arteta n’a pas dissimulé sa stupéfaction après le match. « Réussir cela à cet âge, dans ce contexte, avec la pression et les attentes liées à la victoire, ce n’est tout simplement pas normal. C’est naturel pour lui. Il ne ressent pas la pression, c’est ce qu’il y a de mieux », a déclaré le manager espagnol.
La phrase dit beaucoup. Elle dit que ce joueur est différent. Elle dit aussi qu’Arsenal a peut-être trouvé l’arme improbable qui lui manquait dans les moments décisifs.
Arsenal vers le titre avec neuf points d’avance sur City
Le calcul est simple. Avant ce samedi, Arsenal dominait déjà. Après ce samedi, la domination est presque sans appel. Neuf points séparent les Gunners de Manchester City, leur dauphin le plus direct.
City possède un match en retard. En cas de victoire dans ce match, les Citizens reviendraient à six points. Mais le calendrier se resserre. Les occasions de rattraper cet écart s’amenuisent à chaque journée.
Arsenal attend son titre depuis 2004. Plus de vingt ans. Cette saison s’impose de plus en plus comme l’aboutissement d’un cycle entamé sous Arteta, avec une équipe bâtie progressivement, patiemment, et qui semble enfin capable de tenir jusqu’au bout.
Manchester City freiné par West Ham
Pendant qu’Arsenal célébrait, Manchester City vivait une soirée de frustration à l’autre bout de Londres. Les Citizens se déplaçaient à West Ham avec des jambes lourdes, trois jours après leur défaite 3-0 contre le Real Madrid en Ligue des champions.
La première demi-heure a été laborieuse. Aucune occasion. Puis Bernardo Silva a réussi l’essentiel d’un lob dans un angle fermé pour ouvrir le score à la 31e minute. Guardiola semblait avoir fait le plus dur.
Quatre minutes ont suffi pour défaire ce scénario. Konstantinos Mavropanos a répondu d’un coup de tête sur la seule occasion des Hammers (35e). Score : 1-1. Un seul tir cadré de West Ham. Un seul but encaissé. Un point perdu lourd de conséquences.
En seconde période, la pression de City s’est intensifiée. Plusieurs situations dangereuses se sont succédé dans la surface adverse. Mais Marc Guéhi a manqué ce qui ressemblait à la dernière véritable occasion. Pep Guardiola, suspendu et installé en tribune, les mains sur la tête, semblait prendre acte que le titre lui échappait.
Ce nul offre un point précieux à West Ham. Les Londoniens sortent provisoirement de la zone de relégation, dans l’attente du match entre Nottingham Forest et Fulham prévu dimanche.
Réactions : Arteta assume, Guardiola encaisse
Arteta a parlé de son jeune attaquant avec une admiration non feinte. Le mot « naturel » revient dans sa déclaration. Dowman n’a pas craqué sous la pression d’un match à enjeu, dans un stade plein, en fin de rencontre. Il a joué comme si la situation lui était familière.
À West Ham, Guardiola n’a pas pris la parole dans les extraits disponibles. Son geste depuis la tribune — les mains sur la tête après l’occasion manquée de Guéhi — en disait davantage que n’importe quel discours.
Les Citizens abordent la suite de leur saison avec un bilan européen déjà fragilisé et un retard en championnat qui ressemble de plus en plus à un déficit insurmontable.
Chelsea s’enfonce, la course au top 4 rebattue
Cette journée a également pesé sur Chelsea. Encore secoués par leur défaite 5-2 contre le Paris Saint-Germain mercredi en Ligue des champions, les Blues ont subi une nouvelle contre-performance à domicile. Newcastle s’est imposé 1-0 grâce à un but d’Anthony Gordon à la 18e minute.
Chelsea abordait ce match privé de deux joueurs importants. Filip Jorgensen était absent sur blessure. Pedro Neto était suspendu. Robert Sanchez a pris sa place dans les buts. Alejandro Garnacho a occupé le flanc gauche de l’attaque. Ni l’un ni l’autre n’ont permis aux Blues d’être décisifs dans les zones de décision.
Newcastle, de son côté, alignait une équipe largement remaniée. La moitié de ses joueurs de champ n’avaient pas été titulaires lors du match nul 1-1 contre le FC Barcelone en Ligue des champions, mardi. Pourtant, les Magpies ont géré leur résultat jusqu’au bout, évitant le sort subi contre Barcelone : une égalisation concédée dans les dernières secondes.
Chelsea reste cinquième avec 48 points. Liverpool, sixième avec le même total, peut dépasser les Blues dès dimanche en recevant Tottenham. La course pour les places qualificatives en Ligue des champions reste ouverte.
Conséquences et suite attendue
Pour Arsenal, la dynamique est claire. Neuf points d’avance, une équipe qui a appris à ne pas s’effondrer, un buteur de 16 ans sorti du néant. Les Gunners avancent vers leur premier titre depuis plus de vingt ans.
Pour Manchester City, la saison prend une tournure difficile. Le titre paraît compromis. L’équipe doit gérer en parallèle un parcours européen entamé sur une lourde défaite à Madrid. L’exercice s’annonce long.
Chelsea, lui, a trois jours pour préparer son match retour contre le PSG en Ligue des champions. Une défaite en championnat, des absences, un vestiaire fragilisé : les Blues abordent ce rendez-vous européen dans une position délicate, avec l’obligation d’inverser une tendance inquiétante.
Source : Agence France-Presse
















