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Zone de sécurité au Liban : Netanyahu ordonne l’extension, 1.238 morts depuis le 2 mars

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Zone de sécurité au Liban : Benjamin Netanyahu a ordonné dimanche à l’armée israélienne d’étendre son emprise militaire dans le sud du pays. Les frappes israéliennes ont tué 1.238 personnes depuis le 2 mars, dont 124 enfants. Ce nouvel ordre intervient dans un conflit régional qui oppose Israël et les États-Unis à l’Iran, avec le territoire libanais pour champ de bataille.

Zone de sécurité Liban : l’ordre de Netanyahu

Benjamin Netanyahu a tranché dimanche. Le Premier ministre israélien a ordonné à l’armée d’étendre la zone de sécurité Liban dans le sud du pays, via une déclaration vidéo diffusée en fin de journée.

« Au Liban, j’ai ordonné à l’instant d’étendre davantage la zone de sécurité existante afin de neutraliser définitivement la menace d’invasion et d’éloigner de la frontière les tirs de missiles antichars », a-t-il affirmé.

L’armée israélienne mène depuis plusieurs semaines une profonde incursion terrestre dans le sud du Liban. Son objectif déclaré est d’établir une zone tampon permanente entre le territoire israélien et les positions du Hezbollah. Cette nouvelle décision renforce une pression militaire déjà massive sur l’ensemble du pays.

Opérations au sol et destructions d’infrastructures

L’armée israélienne a annoncé dimanche la mort d’un cinquième soldat depuis le début de l’opération le 2 mars au Liban. Elle a précisé que ses troupes avaient conduit « une opération ciblée visant à empêcher les tentatives » du Hezbollah « de s’implanter le long de la frontière libanaise ».

Des soldats israéliens ont traversé « à pied, dans la neige épaisse, depuis le mont Hermon syrien » jusqu’à la région du mont Dov, dans le sud du Liban. Leur mission consistait à « surveiller la zone, recueillir des renseignements et localiser les infrastructures terroristes ennemies », selon l’armée. Israël occupe le mont Hermon syrien depuis la chute du président Bachar al-Assad en décembre 2024.

Ces derniers jours, l’armée israélienne a ciblé les ponts traversant le Litani, fleuve situé à 30 kilomètres au nord de la frontière israélo-libanaise. L’agence de presse officielle libanaise (ANI) a signalé plusieurs frappes supplémentaires dans le sud du pays ce dimanche.

Le Hezbollah a, de son côté, revendiqué dans des communiqués publiés dimanche des attaques contre des troupes et des positions israéliennes. Ces actions visaient des villages libanais frontaliers ainsi que des localités du nord d’Israël.

Bilan humain : 1.238 morts, 3.500 blessés

Le ministère libanais de la Santé a publié dimanche un nouveau bilan. Depuis le 2 mars, 1.238 personnes ont été tuées par les frappes israéliennes, dont 124 enfants. Plus de 3.500 autres ont été blessées depuis le début des hostilités.

Rien que samedi et dimanche, 49 personnes ont perdu la vie. Parmi elles figurent 10 secouristes et trois journalistes.

Le secteur humanitaire est directement pris pour cible. Dimanche matin, une frappe israélienne a visé une ambulance d’un service de secours affilié au Hezbollah dans le sud du pays. Deux personnes ont été tuées : un secouriste et le blessé qu’il transportait, selon l’organisation contactée par l’AFP.

Le ministère de la Santé a condamné ces « attaques répétées de l’ennemi sur le secteur de la santé ». Un entrepôt contenant des médicaments a été entièrement détruit dans des frappes, a-t-il précisé. Depuis le début de la guerre, 52 secouristes et membres du personnel de santé ont péri.

Trois journalistes libanais, tués samedi dans une frappe israélienne sur leur véhicule dans la région de Jezzine, ont été inhumés dimanche. Leurs funérailles se sont tenues dans un cimetière provisoire de la banlieue sud de Beyrouth, en présence de leurs proches et de leurs collègues.

Contexte : une guerre régionale déclenchée le 2 mars

Le Liban est entraîné dans un conflit qui dépasse ses frontières. Le 2 mars, le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël en représailles de la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans une frappe à Téhéran. Cette attaque a déclenché un affrontement qui oppose désormais Israël et les États-Unis à l’Iran.

Depuis, l’escalade n’a pas cessé. Les frappes israéliennes au Liban se sont multipliées, et l’armée a engagé une incursion terrestre dans le sud du pays, prolongée ce dimanche par l’ordre d’extension de la zone de sécurité Liban.

Sur le plan diplomatique, les tensions entre Beyrouth et Téhéran ont atteint un nouveau seuil. Les autorités libanaises ont accusé l’Iran d’ingérence et ont sommé l’ambassadeur iranien de quitter le territoire avant dimanche. Le Hezbollah et son allié, le parti chiite Amal, ont contesté cette décision.

Une source diplomatique iranienne a indiqué dimanche à l’AFP que l’ambassadeur Mohammad Reza Raeuf Sheibani ne se plierait pas à cette injonction, « conformément à la volonté du président (du Parlement) Nabih Berri et du Hezbollah ».

Réactions : fermeté militaire et condamnations humanitaires

Netanyahu n’a laissé aucune place à l’ambiguïté dans sa vidéo de dimanche. Sa décision d’étendre la zone de sécurité Liban traduit une volonté affirmée de consolider le contrôle militaire israélien au-delà des positions actuelles.

Le ministère de la Santé libanais a durci le ton face aux attaques contre le système médical. Ses responsables ont dénoncé des « attaques répétées de l’ennemi sur le secteur de la santé », pointant la destruction d’un entrepôt de médicaments et les nouvelles pertes parmi le personnel soignant et les secouristes.

Du côté iranien, le refus de l’ambassadeur de quitter Beyrouth cristallise un bras de fer diplomatique avec le gouvernement libanais. La source citée par l’AFP a justifié cette position par la volonté de figures politiques proches de Téhéran.

Zone de sécurité au Liban : conséquences et suite attendue

L’extension ordonnée par Netanyahu ouvre une nouvelle phase de l’opération militaire israélienne au Liban. Cette décision prolonge une stratégie déjà engagée.

L’armée israélienne poursuit son incursion terrestre dans le sud du Liban. Elle détruit les infrastructures de transit, dont les ponts du Litani. Depuis les hauteurs du mont Hermon syrien, elle surveille l’ensemble de la zone.

Le bilan humain libanais continue de s’alourdir quotidiennement. Le ministère de la Santé et l’ANI documentent 1.238 morts depuis le 2 mars. Les frappes israéliennes ne faiblissent pas.

La crise diplomatique avec l’Iran s’approfondit. Le Hezbollah refuse l’expulsion de l’ambassadeur iranien. Toute perspective de désescalade s’éloigne.

L’Université américaine de Beyrouth fermera ses portes lundi et mardi. Les étudiants basculeront vers les cours à distance. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de cibler les universités américaines au Moyen-Orient.

Les étudiants suivront leurs cours à distance. Cette décision fait suite aux menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les universités américaines au Moyen-Orient. Cette fermeture illustre l’extension de la crise jusqu’au tissu civil de la capitale libanaise.

Source : Agence France-Presse

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