L’avocate camerounaise, Alice Nkom, affirme avoir été empêchée de rencontrer son client, Djeukam Tchameni, le 10 mars 2026. Ce dernier est incarcéré à la Prison principale de Yaoundé-Kondengui.
L’avocate camerounaise Alice Nkom, sur sa page méta, affirme avoir été empêchée de rencontrer son client Djeukam Tchameni, une figure critique du pouvoir, détenu à Kondengui.
Selon ses déclarations, elle s’était rendue à Yaoundé depuis Douala pour s’entretenir avec son client et préparer sa défense. Cependant, à son arrivée à la prison, l’accès lui a été refusé par les responsables de l’établissement pénitentiaire.
D’après Alice Nkom, les autorités pénitentiaires lui ont indiqué qu’elle devait d’abord présenter un « permis de communiquer », délivré par le commissaire du gouvernement pour pouvoir rencontrer son client. Une exigence que l’avocate conteste fermement.
« Cette exigence n’existe pour aucun avocat souhaitant s’entretenir avec son client afin de préparer sa défense. Empêcher un avocat de rencontrer son client constitue une atteinte grave aux droits de la défense et à l’État de droit, a t-elle dénoncé.
Pour elle, une telle condition n’est pas prévue dans les procédures normales encadrant les relations entre un avocat et son client détenu. Elle estime que cette situation constitue une atteinte grave aux droits de la défense et aux principes de l’État de droit.
Une figure emblématique du barreau camerounais
Dans ses déclarations publiques, l’avocate a fait savoir qu’empêcher un avocat de rencontrer son client compromet la préparation de la défense. Elle a ajouté que cela porte atteinte au respect des garanties judiciaires fondamentales prévues par la loi.
Figure emblématique du barreau camerounais, Alice Nkom est reconnue pour son engagement dans la défense des droits humains. Elle est également connue pour sa longue carrière d’avocate, débutée dans les années 1960, au Cameroun et à l’international.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités judiciaires ou pénitentiaires n’a encore été rendue publique concernant cet incident. L’affaire suscite néanmoins de nombreuses réactions dans les milieux juridiques et sur les réseaux sociaux, où certains observateurs appellent à des clarifications sur les conditions d’accès des avocats à leurs clients détenus.
















