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Attentat Bank of America à Paris : un engin explosif artisanal déjoué rue La Boétie

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L’attentat Bank of America a été déjoué dans la nuit du 28 mars 2026 à Paris. Rue La Boétie, un homme a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à déclencher un engin explosif artisanal devant le siège français de la banque américaine. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour terrorisme, tandis que le ministre de l’Intérieur évoque une piste iranienne.

Attentat Bank of America : une arrestation en pleine nuit rue La Boétie

Les faits se sont déroulés dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars 2026. Vers 3h30 du matin, des policiers en patrouille rue La Boétie, dans le centre-ouest de Paris, ont repéré deux individus devant les locaux de la Bank of America. L’un d’eux venait de déposer un engin artisanal contre le bâtiment.

Les forces de l’ordre ont agi immédiatement. Elles ont interpellé le premier individu au moment précis où il s’apprêtait à enflammer le dispositif avec un briquet. Les policiers ont placé l’homme en garde à vue. Son complice a fui à pied. Les policiers ne l’ont pas intercepté.

La tentative marque une première en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Depuis le début du conflit, aucun attentat ni projet d’attentat de ce type n’avait été déjoué sur le sol national. Cette nuit de samedi marque une première.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi de l’affaire sans délai. Le parquet a ouvert une enquête notamment pour « tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste ».

La section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris mène les investigations. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) conduit l’enquête en parallèle.

Un dispositif artisanal composé d’un bidon de cinq litres et de 650 grammes de poudre

L’engin saisi présentait une conception artisanale. Il contenait un bidon transparent de cinq litres de liquide, probablement un hydrocarbure, et un système de mise à feu.

La charge explosive contenait environ 650 grammes de poudre, selon les premiers éléments communiqués par des sources proches du dossier. La préfecture de police de Paris a pris en charge l’ensemble du dispositif. Ses équipes du laboratoire d’analyse conduisent désormais l’expertise technique.

Les deux individus étaient arrivés à pied devant le bâtiment. Pendant que le premier déposait le dispositif, le second prenait du recul. Il semblait filmer ou photographier la scène avec son téléphone portable. Cette répartition des tâches — l’un agissant, l’autre documentant — témoigne d’une action coordonnée, même si elle reste d’une organisation limitée.

Attentat Bank of America Paris : recruté sur Snapchat pour 600 euros

L’homme interpellé a affirmé être mineur et de nationalité sénégalaise. Son identité était en cours de vérification au moment de sa mise en garde à vue. Une source policière rapporte sa déclaration. Il affirme avoir reçu 600 euros pour mener cette opération, après un recrutement via Snapchat.

Ce mode de recrutement — une plateforme grand public, une somme modeste, un exécutant ciblé — soulève des questions sur les méthodes employées par les réseaux cherchant à frapper des intérêts américains en Europe. Cet axe fait désormais partie des investigations conduites par la brigade criminelle et la DGSI.

À l’arrivée des policiers, le complice a pris la fuite en courant. Au moment des faits, il n’avait pas été localisé.

Laurent Nuñez évoque un lien direct avec la guerre au Moyen-Orient

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez s’est exprimé samedi soir sur BFMTV. Il a établi un « lien » direct entre cette tentative d’attentat et la guerre au Moyen-Orient. Dans le mode opératoire, il a relevé des « similitudes » avec des actions conduites dans plusieurs pays européens, revendiquées par un groupuscule mystérieux considéré comme proche des Gardiens de la révolution iraniens.

Interrogé sur l’identité du commanditaire, Laurent Nuñez a reconnu ne pas encore le connaître avec certitude. Il a toutefois précisé : « il y a quand même une suspicion » d’une action conduite par « des proxies » — des intermédiaires — agissant pour le compte des Iraniens.

Sur le réseau X, le ministre a qualifié les faits d’« action violente à caractère terroriste ». Il a souligné que « la vigilance demeur[ait] plus que jamais à haut niveau » et a félicité les policiers pour leur intervention et leur « mobilisation ».

Depuis le début du conflit, les services identifiaient les intérêts américains comme cibles potentielles. La Bank of America, établissement financier américain présent à Paris, figurait directement dans cette catégorie.

La Bank of America a réagi officiellement. Son siège social est établi à Charlotte, en Caroline du Nord. Un porte-parole a transmis une déclaration à l’AFP : « Nous sommes au courant de la situation et nous communiquons avec les autorités » françaises.

Attentat Bank of America, première concrétisation d’une menace identifiée depuis le début du conflit

Une source proche du dossier citée par l’AFP ne laisse pas de place au doute. Depuis le déclenchement de la guerre, les autorités identifiaient la menace. Samedi nuit, elle s’est concrétisée : cette tentative représente « la concrétisation de la menace iranienne contre les intérêts américains et israéliens partout en Europe ».

Depuis le début du conflit, Laurent Nuñez avait multiplié les télégrammes appelant les forces de l’ordre à la « vigilance extrême ». Ces directives fixaient des priorités claires : protéger les opposants iraniens et leurs locaux associatifs, sécuriser les lieux de culte juifs, surveiller les intérêts américains et israéliens sur le territoire national. Les services considéraient toutes ces cibles comme potentiellement exposées à des actes terroristes.

Pour faire face à cette menace persistante, le ministre avait demandé une mobilisation renforcée des forces de l’ordre. Le ministère avait renforcé l’engagement de l’opération Sentinelle, notamment dans les gares et les lieux publics à forte affluence.

Le ministère avait donné une instruction directe. Le niveau de menace justifiait un déploiement plus visible dans les espaces stratégiques.

La France n’est pas considérée, en elle-même, comme une cible directe dans ce conflit. Depuis le début de la guerre, gouvernement et services de renseignement répètent le même avertissement. Les intérêts américains et israéliens présents en France constituent des cibles potentielles.

Des acteurs hostiles cherchent à les atteindre sur le sol national. L’attentat Bank of America déjoué rue La Boétie matérialise ce risque, longtemps identifié sans s’être jamais concrétisé en France.

Source : Agence France-Presse

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