La 3ème et dernière session parlementaire de l’année 2024, s’est ouverte mardi 12 novembre au palais des congrès de Yaoundé. Cette dernière session de l’année législative en cours est majoritairement consacrée à l’examen et à l’adoption du budget 2024-2025.
Ainsi, sur convocation des très Honorables Cavaye Yeguie Djibril et Marcel Niat Njifenji, respectivement président de l’assemblée nationale et président du sénat, les députés et sénateurs du Cameroun se sont réunis à 11h pour la chambre basse et à 16h pour la chambre haute. Par ailleurs, outre l’adoption de la loi de finances, cette session comporte d’autres enjeux, dont le contrôle de l’action du gouvernement, l’examen et l’adoption d’autres textes de lois, ainsi que la position de l’institution parlementaire sur les grands problèmes et les faits d’actualité qui affectent les populations et les collectivités locales.
Seulement contre toute attente, le président de l’Assemblée nationale a royalement ignoré les victimes des éboulements de la falaise de Dschang lors du discours inaugural. Toute chose qui semble surprendre plus d’un député de l’opposition. Eux qui estiment que cette omission est impardonnable surtout venant de la part du président de la chambre basse.
A propos de cette catastrophe de la falaise de Dschang , la dernière actualité fait état d’un 2e corps identifié au moment où les familles des victimes sont convoquées à la gendarmerie.
Ouverture de la session parlementaire de Novembre : le cap fixé sur les défis à venir
L’on se souvient par ailleurs que le 5 novembre dernier, après le second éboulement meurtrier, le gouverneur de la Région de l’Ouest avait publié un communiqué indiquant que parmi les véhicules ensevelis, cinq étaient des véhicules de type picnic. L’un d’eux a été retrouvé avec son chauffeur, Aloga, à bord. Un corps sans vie, bien évidemment ! Il s’agissait du deuxième corps identifié sur les 12 déjà sortis des décombres.
Lundi 11 novembre 2024, le gouverneur de la Région de l’Ouest, régulièrement présent sur le site pour coordonner les fouilles, y était retourné avec des experts pour la suite des échanges sur la l’ouverture d’une voie de contournement. « Les équipes ont commencé les études depuis le 7 novembre, c’était cela le sens de sa descente sur le site le 6 novembre », expliquait alors le Ministère des travaux publics.
Présidentielle 2025 au Cameroun : Cavaye Yeguié joue la carte de l’apaisement
Pour qui donc travaille l’assemblée nationale? Selon les députés de opposition, le bilan de plus de quatre décennies de session est largement négatif. Pour Jimmy Yab, « le parlement camerounais a échoué à défendre les intérêts du peuple, miné par une domination du parti au pouvoir qui muselle l’opposition. Sous la gouvernance continue de Paul Biya, l’Assemblée Nationale a souvent été perçue comme un outil de validation des décisions de l’exécutif plutôt qu’un véritable contre-pouvoir ».
Poursuivant, il affirme que le Parlement est impuissant face à la montée de la pauvreté. Pour preuve, « en 1991, au lendemain des premières élections législatives pluralistes, le taux de pauvreté nationale était estimé à environ 40%. Depuis, ce chiffre n’a fait qu’augmenter, atteignant plus de 50% en 2022, avec des disparités régionales prononcées où le taux de pauvreté dépasse les 70% dans certaines zones rurales (INS Cameroun, 2022) », explicite Jimmy Yab.
















