Sur la suspension du REDHAC par le MINAT, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Right Watch s’est offusquée à travers une note du 17 décembre 2024 contre cette décision. Elle a appelé les autorités camerounaises à lever immédiatement cette sanction qui selon elle, semble être liée à une répression généralisée exercée par les pouvoirs publics contre la société civile, les médias et l’opposition politique.
La suspension du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) par les autorités camerounaises a fait réagir l’organisation de défense des droits de l’homme (Human Rights Watch). Dans une note du 17 décembre dernier, celle-ci a manifesté son mécontentement tout en ordonnant au gouvernement camerounais de lever cette restriction qu’elle considère comme la manifestation d’une répression généralisée, exercée par les pouvoirs publics contre la société civile, les médias et l’opposition politique.
L’organisation HRW a également soulignée à titre de rappel que selon la loi camerounaise de 1990 sur la liberté d’association, le ministre de l’Administration territoriale ne peut pas suspendre une association sans l’approbation préalable de l’autorité provinciale et uniquement pour des motifs liés à l’ordre public et à la sécurité.
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« Si veiller à ce que les associations fonctionnent de manière transparente est un objectif légitime, il est injustifié que les autorités camerounaises restreignent des droits protégés par la constitution et la loi, et contournent le système judiciaire… Elles devraient immédiatement lever la suspension et utiliser les procédures appropriées établies par la loi pour poursuivre tout groupe contre lequel il existe des preuves crédibles d’implication dans des formes illicites de financement » a-t-elle déclaré.
En effet, le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji après avoir suspendu 5 ONG parmi lesquelles le REDHAC le 5 décembre dernier, avait déclaré se baser sur des informations et des enquêtes de l’ANIF (Agence Nationale d’Investigation Financière).
Selon l’autorité, il est reproché à ces organisations des financements illicites et excessifs qui ne correspondent pas au profil de leurs activités, des activités qui peuvent nuire à l’intégrité du système financier national, le non-respect des lois régissant le fonctionnement d’une organisation à but non lucratif, ainsi que l’absence de justification quant à l’utilisation des fonds reçus.
















