Une rencontre entre le gouvernement sénégalais, les syndicats et le patronat du pays a débuté jeudi après-midi à Dakar, premier test majeur pour les nouvelles autorités pour tenter d’apaiser un climat social tendu sur fond de difficultés économiques.
Les syndicalistes de plusieurs secteurs comme la santé, l’éducation, le tourisme, la justice, et des représentants du patronat ont entamé jeudi après-midi cette rencontre présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko, au Grand théâtre de Dakar, a constaté un journaliste de l’AFP.
La rencontre est « une occasion pour les organisations syndicales, les organisations d’employeurs, d’exprimer leurs doléances et préoccupations au gouvernement qui se chargera d’y répondre à travers l’invitation à négocier un Pacte de stabilité sociale », selon un document de presse publié par le gouvernement sénégalais.
« Il s’agit de baisser les tensions, de réduire les dissensions », indique le document. « La situation socio-économique du pays le recommande ».
« Compte tenu du contexte actuel, il convient d’entamer des discussions pour aboutir à un nouveau pacte de dialogue social », a indiqué le ministre du Travail, Abass Fall, à l’ouverture des discussions.
M. Fall a appelé les centrales syndicales, le patronat et le gouvernement à faire preuve de « responsabilité, de patriotisme pour enfin travailler vers une seule direction, celle de développer le Sénégal ».
Cameroun: le patronat inquiet face à l’hémorragie de travailleurs qualifiés
Moustapha Ségnane, un représentant du syndicat de l’éducation, s’est dit « prêt à accompagner le gouvernement pour redresser la situation économique du pays ».
« Nous enseignants, avons le sentiment d’être laissés en rade en terme de rémunération, de considération », déplore toutefois M. Ségnane.
Les nouvelles autorités, élues en mars 2024 en prônant un agenda de rupture, font face depuis plusieurs semaines à un climat social tendu marqué par des contestations des centrales syndicales qui menaçaient ces dernières semaines de décréter une grève générale.
Elles dénonçaient des « licenciements massifs et abusifs », selon elles, dans les entreprises et services de l’Etat, la fermeture de nombreuses entreprises, des violations des droits des travailleurs, depuis l’accession au pouvoir des nouvelles autorités.
Cette tension sociale est doublée de difficultés économiques, avec un déficit budgétaire de 12,3% et un encours de la dette qui représente 99,67% du PIB, selon un rapport de la Cour des comptes publié début février sur la gestion des finances publiques du pays entre 2019 et 2024, sous l’ancien président Macky Sall (2012-2024).
Depuis leur arrivée au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko n’ont cessé de marteler avoir trouvé le pays dans une situation « catastrophique », M. Sonko accusant l’ancien régime d’avoir falsifié les chiffres des finances publiques.
Vendredi, le Premier ministre a annoncé une série de mesures de rationalisation des dépenses publiques, dont la diminution du train de vie de l’Etat et un audit de l' »effectif réel » de la fonction publique.
Source: Agence France-Presse

















I blog often and I genuinely appreciate your information. The article has really peaked my interest.
I’m going to bookmark your website and keep checking for new details about once per week.
I opted in for your Feed as well.