Le ministre iranien des affaires étrangères balaie toute rumeur de volonté de désescalade. L’Iran affiche donc ainsi, sa fermeté face aux États-Unis.
Dans une interview exclusive accordée à CBS News ce dimanche 15 mars 2026. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affiché une fermeté sans concession face aux États-Unis. Balayant toute rumeur de volonté de désescalade.
Ce dernier a clairement affirmé que l’Iran ne sollicite ni cessez-le-feu ni discussions diplomatiques. Le chef de la diplomatie a martelé que son pays est prêt à se défendre. Aussi longtemps que nécessaire contre ce qu’il qualifie de guerre illégale.
Rupture de confiance
- Araghchi a conditionné toute évolution de la posture iranienne à une reconnaissance explicite. Par le président Donald Trump du caractère sans issue de cette offensive. Il a par ailleurs rappelé la rupture de confiance causée par les récentes attaques. Survenues en plein processus de dialogue.
Sur le volet nucléaire, le ministre a réitéré que Téhéran n’ambitionne pas l’arme atomique. Non sans révéler un constat matériel lourd de conséquences. Les stocks d’uranium enrichi, que l’Iran avait accepté de diluer avant les hostilités. Seraient désormais sous les décombres suite aux frappes contre ses installations.
En refusant d’envisager la récupération de ces matières sur les sites endommagés, Téhéran signale une rupture technologique. Et diplomatique majeure, figeant le Proche-Orient dans une phase d’incertitude et de confrontation directe. Où la voie du dialogue semble, pour l’heure, totalement obstruée.
L’Iran estime possible un accord sur le nucléaire si Washington en a la volonté
Exigences pour des navires de guerre
Cette déclaration du ministre Iranien intervient alors que les alliés hésitent à répondre à l’appel de Trump. Visant à protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le groupe aéronaval français, avec le seul porte-avions du pays, le Charles de Gaulle, reste en Méditerranée orientale.
Malgré l’appel récent du président américain Donald Trump à plusieurs États. Pour qu’ils envoient leurs navires afin d’assurer la sécurité dans le détroit d’Ormuz. A annoncé le ministère des Affaires étrangères de la République.
La Norvège ne prévoit pas d’envoyer ses navires de guerre à Ormuz. Va déclarer la représentante du ministère de la Défense, Marita Hundeshagen. Le Japon a déclaré que les exigences pour l’envoi de navires de guerre à Ormuz sont « extrêmement élevées ». Selon le chef du département politique du PLD, Takayuki Kobayashi, une telle option est juridiquement possible. Mais elle doit être examinée avec une grande prudence.
















