Le président national du mouvement pour la renaissance du Cameroun dénonce » toutes les manœuvres grossières du DG d’ELECAM pour décourager et même empêcher les Camerounais d’aller s’inscrire massivement sur les listes électorales ».
Face à la presse, Maurice Kamto tance Elexam. « Par un communiqué contraire à la mission même de l’organisme qu’il dirige, le Directeur Général d’ELECAM, a sommé ses collaborateurs de clôturer les inscriptions en semaine à 15 heures et surtout de ne pas faire d’inscription les samedis et dimanches, soi-disant, pour respecter le droit du travail. Lui qui utilise le véhicule de fonction les weekends et sans aucun lien avec le travail pour lequel il est grassement payé.
Et qui multiplie les réunions bidon à per diem après 15 heures en semaine, ainsi que les samedis et dimanches », dénonce Maurice Kamto face aux journalistes à Yaoundé. « En plus de restreindre arbitrairement les horaires des inscriptions, fustige Maurice Kamto, le Directeur Général d’ELECAM a organisé le sabordage de cette opération en refusant de mettre à la disposition du nombreux public des kits d’inscription suffisants pour absorber l’exceptionnelle mobilisation des Camerounais ».
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Selon le candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2025, il ne fait l’ombre d’aucun doute que « nous sommes là face à une volonté assumée de fausser les résultats finaux du scrutin présidentiel à venir. Alors que la loi fait d’ELECAM un organisme indépendant, il l’a placé sous la tutelle du pouvoir dont il agit sous la dictée ». Le président national du Mrc de s’interroger : « N’est-il pas militant du RDPC dont il est resté un militant publiquement assumé ?
Que dire de la violation de l’article 80 du Code Électoral en 2023. Vous avez constaté comment, récemment, dans un procès intenté par Monsieur ABDOURAMANE BABA AHMADOU contre M. Érick ESSOUSSE, DG d’ELECAM, pour violation de l’article 80 du Code Électoral, par une gymnastique juridique, le président du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi a refusé, en violation de l’article 18 alinéa 2 de la loi N° 2006-015 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire, de se prononcer sur une infraction qui relève manifestement de sa compétence ».
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Maurice Kamto regrette que « malgré tous les obstacles dressés par le Directeur Général d’ELECAM avec le concours de ses partenaires « techniques » allemands, au 31 août 2024, ELECAM s’est résigné à admettre que 8.111.960 Camerounais étaient désormais inscrits sur les listes électorales ». Pour Maurice Kamto, » ceci n’était qu’une manœuvre tactique, car ELECAM comptait sur sa botte secrète, la potion magique du » toilettage », pour doucher l’enthousiasme des Camerounais en taillant sévèrement dans le nombre final d’électeurs inscrits ».
















