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Dr Polain Nzobeuh : « Le manioc que tu manges contient un poison »

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Trans Afrique

Le biologiste thérapeute camerounais Polain Nzobeuh, dont les prises de position sur l’alimentation suscitent régulièrement la controverse, alerte cette fois sur les risques liés à la consommation du manioc. Selon lui, ce tubercule contient du poison.

Dans une publication faite sur sa page Meta le 19 mars 2026, le Dr Polain Nzobeuh affirme que le manioc, largement consommé en Afrique, contiendrait une substance toxique. « Le manioc que tu manges chaque jour contient un poison : l’introduction de cet aliment a affaibli l’Afrique », écrit le Dr Polain Nzobeuh.

Selon lui, le manioc est devenu un aliment banal dans de nombreux ménages africains, sous différentes formes : « Boulettes, tapioca, gari, couscous de manioc, bâtons de manioc… « 

« une substance toxique qui affecte ton cerveau »

Le biologiste affirme que cet aliment « n’a été introduit sur notre continent qu’il y a quelques siècles » et qu’il contiendrait naturellement une substance toxique.

« Et si je te disais qu’il contient naturellement une substance toxique qui affecte ton cerveau, tes nerfs, ta thyroïde ? », poursuit-il.

Il évoque des travaux scientifiques, notamment une conférence des Nations Unies tenue en 1982 au Togo, qui auraient mis en évidence la présence de cyanure dans le manioc.

Selon lui, « le cyanure contenu dans le manioc n’est pas assez concentré pour te tuer immédiatement », mais il agirait comme « un poison chronique ».

« Difficultés d’apprentissage »

Le Dr affirme également que ce cyanure pourrait traverser la barrière hémato-encéphalique et perturber le fonctionnement du cerveau. « Il gêne les connexions synaptiques. Il ralentit la transmission nerveuse », explique-t-il.

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Résultat, selon le Dr Nzobeuh : « Difficultés d’apprentissage, problèmes de concentration, mémoire qui flanche, coordination motrice réduite, fatigue nerveuse chronique. »

Le spécialiste cite également certaines pathologies associées, notamment le konzo ou le crétinisme endémique. Évoquant ses observations de terrain, il affirme : « Beaucoup d’enfants avec des retards de développement. Des adultes au QI très bas. Des problèmes de thyroïde généralisés. »

Toutefois, il nuance : « Je ne dis pas que le manioc est la seule cause. »  » Mais les corrélations sont trop fortes pour être ignorées « , ajoute-t-il.

Pour lui, la consommation moderne du manioc diffère de celle d’autrefois. « Aujourd’hui, on mange du manioc raffiné, transformé, avec moins de diversité alimentaire.  » Il rappelle également que « le manioc n’est pas originaire d’Afrique« , mais aurait été introduit depuis l’Amérique du Sud. Enfin, il recommande de « réduire la consommation« , de « varier les sources de glucides » et de revenir à des méthodes de préparation traditionnelles.

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