Alors que le Cameroun se joint à la communauté internationale qui célèbre la journée mondiale de l’eau, force est de constater que l’accès à l’eau potable n’est plus un service public.
Au pays des « laissés-pour-compte » du réseau public. Ce 22 mars 2026, le Cameroun se joint au reste du monde pour célébrer la journée mondiale de l’eau. Cette célébration se tient dans un contexte où la crise mondiale de l’eau touche tout le monde. Mais pas de la même manière. L’absence de systèmes d’eau potable et d’assainissement creuse les inégalités. Au détriment des femmes et des jeunes filles. Il est temps de placer ces dernières au cœur des solutions pour l’eau.
Au Cameroun, le constat est alarmant. L’accès à l’eau potable n’est plus un service public. « C’est devenu un sport de combat et un investissement forcé », constate malheureusement la fondation camerounaise des consommateurs. À Douala, plus de 70 % des ménages ont dû se résoudre à creuser des puits de fortune.
Pourquoi ? « Parce que la Camwater est incapable d’étendre son réseau de distribution au rythme de l’urbanisation. Ce n’est pas un choix des citoyens, c’est une stratégie de survie face à un service public défaillant », explique cette association qui défend les droits des consommateurs.
Journée mondiale de l’eau : À Douala, l’eau potable reste une denrée rare
Protection de la santé
Elle rappelle au Ministère de l’Eau et de l’Énergie et à la Camwater qu’ils violent délibérément la loi camerounaise. « Le droit à la satisfaction des besoins essentiels (alimentation, eau) est ignoré. L’État ne peut déléguer sa mission régalienne aux « pousse-pousseurs » d’eau. Le droit à la protection de la santé. En forçant les citoyens à boire une eau non traitée issue de puits, vous les exposez au choléra. A la typhoïde, aux hépatites et aux amibiases ».
« C’est une mise en danger de la vie d’autrui. Facturer de l’air ou des forfaits alors que le précieux liquide est absent des tuyaux constitue une pratique commerciale abusive. Et une exploitation de la position de faiblesse du consommateur », dénonce la Focaco. Qui condamne le scandale des maladies hydriques, une facture de trop.
L’incompétence des gestionnaires
L’on se souvient qu’ « en 2026, la typhoïde est devenue une « taxe » supplémentaire. Que les Camerounais paient à cause de l’incompétence des gestionnaires. Nos foyers sont devenus des pharmacies ambulantes. Nous exigeons que la Camwater assume ses responsabilités civiles, conformément à l’article 20 de la loi-cadre. Pour les préjudices sanitaires causés », exige cette organisation de la société civile qui insiste sur le respect des OMD.
Le Cameroun ne pouvant pas prétendre à l’émergence avec des citoyens qui cherchent l’eau au 21ᵉ siècle. « La Focaco exige un plan d’urgence d’extension du réseau. La fin de la stagnation géographique des canalisations. Chaque nouveau quartier doit être raccordé ! La gratuité des analyses d’eau pour les forages privés. »
«Puisque vous êtes incapables de fournir l’eau, contrôlez au moins celle que nous puisons par nécessité pour nous éviter l’hôpital. La suppression immédiate des frais 930 Fcfa relatifs à la location compteur. On ne paie pas le vent, on veut de l’eau ! » Tempête le Bureau exécutif de la Focaco.
















