Le prix du cacao au port de Douala tourne autour de 2500 Fcfa, un chiffre qui ne comble pas les attentes des agriculteurs qui ont visé 3 200 Fcfa.
Au matin du 12 janvier 2026, le kilogramme de fèves de cacao s’est vu négocier entre 2 425 Fcfa et 2 525 Fcfa à la place portuaire de Douala. Les données sont fournies par le Système d’information des filières (SIF). Un dispositif d’alerte sur les prix piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC). Et dans les analyses, les cours sont plus stables par rapport au mois de décembre 2025.
Selon certains producteurs, ces prix à l’embarquement au port de Douala sont majorés de 100 à 150 Fcfa. « Nous espérons tout simplement avoir une petite bonification très rapidement des cours pour pallier aux effets de la saison sèche avec ses effets. La production va prendre un coup du fait de la grande sécheresse », a dit M. Ayina.
Les perturbations climatiques
Pour Adolphe Mboula, « les producteurs de cacao au Cameroun font face à de multiples défis. La pauvreté rurale, la volatilité des prix, les maladies comme la pourriture brune des cabosses. L’insécurité, notamment les vols. Les perturbations climatiques (sécheresse, pluies irrégulières) et des pressions environnementales (la déforestation). Le tout aggravé par un secteur peu structuré et des réglementations internationales strictes », dit l’agronome.
Ainsi donc, le début de la saison sèche marque habituellement la fin des décotes appliquées par les acheteurs sur les prix proposés aux producteurs. Et ces décotes visent très souvent à compenser des coûts de transport supplémentaires, liés au mauvais état des routes qui desservent les bassins de production pendant la période des pluies.
3 200 et 5 400 Fcfa le kilogramme
Alors, malgré la stabilité bien récente, les prix restent largement inférieurs aux hypothèses retenues par le gouvernement pour la campagne 2025-2026. Les pouvoirs publics ont tablé sur des prix moyens aux producteurs compris entre 3 200 et 5 400 Fcfa le kilogramme. Des prévisions qui ne peuvent plus tenir, compte tenu des exigences du marché local et international
Il faut peut-être le rappeler, la forte progression des prix aux producteurs lors de la saison 2022-2023 avec jusqu’à 6 000 Fcfa le kilogramme, va plutôt renforcer le poids du cacao dans les recettes d’exportation du Cameroun.
Suivant les données de l’Institut national de la statistique (INS), au premier trimestre 2025, la fève du cacao va supplanter les hydrocarbures. Elle va devenir le premier pourvoyeur de recettes d’exportation. Avec une valeur estimée à 500,3 milliards Fcfa. Soit 44,8 % des recettes globales.
















