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Yaoundé-Douala : les populations en proie aux maladies

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Du fait de la poussière, il ne fait pas bon vivre dans les villes de Yaoundé-Douala 

Yaoundé-Douala, deux villes poussières. Depuis le mois d’octobre dernier, y vivre est un véritable enfer. Tant il est devenu impossible de respirer, ces jours-ci, dans ces deux capitales et même dans plusieurs autres grandes villes du pays.

L’ omniprésence de la poussière rend la vie encore plus difficile. Et du coup les uns et les autres se méfient de la résurgence de certaines maladies. » L’air est pollué à Yaoundé. A cause de la poussière qui gagne du terrain tandis que le bitume recule. Les quartiers, les maisons d’habitation, les écoles sont envahis de grappes poussiéreuses. La forte chaleur accentue le calvaire des populations. Lesquelles sont exposées à des maux telle la conjonctivite (communément appelé appolo), des maladies respiratoires. Ou encore la propagation des maladies hydriques (choléra, amibiase, levures, dysenterie..) à cause de la raréfaction de l’eau », narre Thierry Djoussi, président de l’Association des journalistes camerounais pour l’agriculture et le développement (AJAD).

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En effet, poursuit-il, les agences météorologiques (ONACC et DMM) nous apprennent que la période allant de décembre 2024 à février 2025 sera marquée par une effectivité de la saison sèche sur l’étendue du territoire nationale et une augmentation des températures (entre 35 et 45 °c). « Certes, dit-il, il est prévu des pluies. Mais sporadiques. Évidemment, l’impact sur l’agriculture s’annonce terrible, avec des répercussions sur la disponibilité et l’accessibilité des produits alimentaires. Surtout des produits issus des cultures maraîchères (tomate, choux, concombre, aubergine, salade, poireau) très gourmandes en eau ».

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Bref, indique-t-il, presque toutes les cultures sont concernées puisque l’agriculture ne se fait pas sans eau. Idem de l’élevage. Le cheptel a besoin d’eau. Comme prédiction, il annonce que »la vie sera plus chère au Cameroun au cours des 3 prochains mois. A moins que le gouvernement mette rapidement en œuvre les mesures d’adaptation ».

Et pour terminer, l’AJAD recommande aux populations d’arborer régulièrement les cache-nez, d’arroser devant leur cour, de boire régulièrement de l’eau pour éviter la déshydratation. « Aux établissements scolaires et autres services, nous recommandons de tenir compte de la température dans la programmation des cours et activités. L’excès de chaleur réduit les capacités intellectuelles et physiques », recommande cette association. Qui exhorte le gouvernement de s’assurer que l’eau soit partout et pour tous. Parce que » c’est une question de santé publique ».

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