La dépouille de Georges Anicet Ekane sera transférée ce 3 mars 2026 de Yaoundé à Douala. Une étape décisive après trois mois de blocage judiciaire et de tensions.
Le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (Manidem) a officialisé le programme du transfert de la dépouille de son président. Demain 3 mars 2026, elle quittera la morgue de l’Hôpital Central de Yaoundé pour l’Aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Destination, Douala, où des hommages sont annoncés. Le parti appelle militants et sympathisants à accompagner ce transfert, présenté comme un moment de recueillement national et un processus funéraire important.
Procédure longue et éprouvante
Ce transfert met fin à une séquence longue et éprouvante. Le 1er décembre 2025, Georges Anicet Ekane décédait au Centre médical militaire de la Gendarmerie nationale, après plusieurs semaines de détention. Son interpellation, survenue dans le climat tendu de l’après-présidentielle d’octobre, avait suscité de vives réactions. Très vite, ses proches avaient alerté sur la fragilité de son état de santé et sur ses conditions de détention.
Cependant, la disparition du leader nationaliste n’a pas immédiatement ouvert la voie aux obsèques. Des scellés judiciaires ont été apposés sur la dépouille, prolongeant l’attente de la famille. Pendant près de trois mois, démarches administratives et correspondances officielles se sont succédé. Fin décembre, les avocats des ayants droit saisissaient les autorités compétentes afin d’obtenir la levée des restrictions. Ils insistaient sur la nécessité de permettre à la veuve, aux enfants et aux proches d’organiser des funérailles conformes aux traditions et à la dignité du défunt.
C’est ainsi que le 23 février dernier, un dénouement est intervenu. Sur instruction du commissaire du gouvernement, les scellés ont été levés. Le corps a été restitué à la famille, ouvrant enfin la voie aux préparatifs des obsèques. Pour le Manidem et ses partisans, le départ vers Douala apparaît plus qu’un simple déplacement logistique. Mais il symbolise la fin d’une incertitude et le début d’un hommage public.
















