Certains camerounais de la diaspora ayant investi dans l’établissement de microfinance Grenier Sa sont dans la tourmente.
De nombreux Camerounais de l’étranger dans le désarroi. Ces camerounais de la diaspora ont acheté des actions dans la microfinance dénommée Le Grenier SA dans l’espoir de soutenir des initiatives locales tout en sécurisant leur avenir financier. Cependant, ils se plaignent de ne pas avoir de nouvelles concernant l’état de leurs investissements. Aussi se disent-ils profondément inquiets par le manque de communication et de transparence
concernant lesdits fonds.
Ce qui les attriste le plus c’est le fait que « malgré plusieurs tentatives pour obtenir des informations et des clarifications, nous n’avons reçu aucune réponse de leur part », s’alarment-ils. Une situation des plus rocambolesques qui crée une grande inquiétude parmi les investisseurs. Eux qui confessent craindre que leurs fonds aient été distraits à d’autres fins non autorisées.
Microfinance : le Grenier SA Les actionnaires dénoncent la malgouvernance
Face à cette situation alarmante, et selon des documents en notre possession, certains investisseurs ont même demandé le remboursement de leurs investissements, sans recevoir de réponse. Il est a noté que ces remboursements ont été demandés avant la création de Le Grenier SA. « Les pouvoirs publics doivent regarder ce qui se passe à Le Grenier.
De plus, ce comportement pose un sérieux problème tant il contribue à décourager certains membres de la diaspora camerounaise qui désirent investir localement lorsqu’ils sont à l’étranger », analyse un entrepreneur dans le Btp. Selon un spécialiste des questions financières, un manque de transparence et de sécurité peut dissuader d’autres investisseurs potentiels et nuire à la confiance dans les initiatives locales.
Secteur de la microfinance: La Cobac pour la promotion des pratiques commerciales transparentes
Près de 400 actionnaires soustraits. Des documents en notre possession, il ressort que la microfinance est constituée uniquement de 27 actionnaires (personnes physiques et personnes morales). « Au delà d’avoir soustrait près de 400 autres investisseurs, sur cette liste il y a 8 personnes morales dont la plupart n’a aucune existence juridique ; notamment les sections. Les sections représentent 40% du capital et personne ne représente officiellement ces sections. L’objectif étant de distraire 40% du capital pour le profit des dirigeants actuels », dénonce les actionnaires.
Qui se demandent « comment le notaire peut enregistrer les personnes morales sans leur existence juridique? » Les actionnaires qui attendent toujours que leur soit présenté le rapport de sieur Blaise Kontchou du ministère des finances après la réunion de concertation tenue à Douala sont dans l’expectative et interpellent les pouvoirs publics.
















