Écarté du banc des Lions Indomptables à la veille de la CAN 2025, Marc Brys sort du silence. Dans un récent entretien sans détour, le technicien belge affirme que la fédération ne l’a jamais licencié officiellement, dénonce la gestion illégale du dossier et accuse Gianni Infantino, président de la FIFA, d’entretenir une relation « étrange » avec Samuel Eto’o.
Marc Brys n’a pas digéré la manière dont il a été écarté de la sélection camerounaise. Plusieurs semaines après son éviction, l’ancien sélectionneur des Lions Indomptables livre sa version des faits. Et le ton est cette fois-ci amer. Il affirme d’abord qu’il se considère toujours comme sélectionneur du Cameroun.
Selon lui, aucune notification officielle ne lui a jamais été adressée. « Je n’ai jamais été informé personnellement, ni par la Fécafoot ni par le ministère », déclare-t-il. Marc Brys explique que son staff et lui sont restés longtemps dans le flou. À quelques jours du départ pour la CAN 2025 au Maroc, ils avaient demandé leurs billets, sans jamais obtenir de réponse.
Finalement, dit-il, une décision serait tombée sans explication claire, les empêchant de rejoindre l’équipe. Pour le technicien belge, cette situation dépasse le simple conflit administratif. Il parle d’une gestion « illégale » et « amateur », contraire aux règles du football professionnel. «On ne peut pas tout bouleverser deux jours avant une compétition », insiste-t-il.
Depuis son éviction, Marc Brys dit ne plus regarder les matchs de l’équipe nationale. Il explique ce choix par ce qu’il considère comme une mise à l’écart injuste. « Quand on est exclu ainsi, on n’a plus envie de suivre les matchs », affirme-t-il.
Malgré tout, Marc Brys assure soutenir les Lions Indomptables. Il dit rester en contact avec certains joueurs, satisfaits des résultats à la CAN 2025. Il se dit toutefois déçu de l’absence de son staff. « Les joueurs font bien leur travail. Le vrai problème, ce n’est pas eux, mais la gestion du football », conclut-il.
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L’ancien sélectionneur affirme avoir saisi un avocat
Sur le plan juridique, l’ancien sélectionneur affirme avoir déjà saisi un avocat. Selon lui, son contrat est clair et la Fédération n’avait pas le droit de le mettre à l’écart. Il rappelle que seuls le président de la République ou le ministère compétent pouvaient légalement mettre fin à sa mission.
C’est dans ce contexte qu’il lâche la déclaration qui fait réagir. Marc Brys estime que Gianni Infantino, le président de la FIFA, aurait dû intervenir dans cette situation. Il évoque une « relation étrange » entre Infantino et Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, laissant entendre un silence qu’il juge troublant.
Sans remettre en cause les résultats sportifs actuels, Marc Brys insiste sur un point : pour lui, les faits restent graves. Il estime qu’aucune personne, même pas Samuel Eto’o ne devrait se placer au-dessus des règles, encore moins dans un football suivi par des millions de Camerounais.
















