pixel

Ghana: le parti au pouvoir va retrouver sa majorité parlementaire, après une décision de la Cour suprême

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

La Cour suprême du Ghana a ordonné mercredi au président du Parlement ghanéen, Alban Bagbin, de revenir sur sa décision rendant vacants quatre sièges parlementaires suite à la défection de députés, rétablissant ainsi la majorité parlementaire du parti du président Nana Akufo-Addo, à deux mois des élections générales de décembre.

« Nous sommes arrivés à la conclusion que les motifs qui la soutiennent n’ont aucun mérite », a déclaré la présidente de la Cour suprême Gertrude Torkornoo lors d’une session diffusée publiquement, faisant référence au choix entrepris par Alban Bagbin.

La Cour suprême veut éviter que les Ghanéens se retrouvent « sans députés et sans possibilité d’élections partielles, ce qui serait un impact irréversible pour les députés pouvant perdre leur siège quelques semaines seulement avant l’élection du 7 décembre », a ajouté la présidente de la Cour suprême.

Mi-octobre, le président du Parlement, a déclaré quatre sièges parlementaires vacants.

L’annonce avait engendré de nouvelles tensions entre les députés du New Patriotic Party (NPP) au pouvoir et ceux du National Democratic Congress (NDC, principal parti d’opposition) qui disposait d’une faible majorité parlementaire depuis cette date, menant à l’interruption de toute activité parlementaire.

Ghana: l’opposition devient majoritaire à l’Assemblée

Cette crise parlementaire a été engendrée par la décision de deux députés du NPP, un du NDC et un indépendant, souhaitant se présenter à nouveau aux élections législatives de décembre mais sous des étiquettes différentes.

Or, la constitution ghanéenne interdit aux députés de faire défection du parti avec lequel ils ont été élus pour se présenter à d’autres élections pour un autre parti.

« La défection est interdite parce qu’elle nuit à la confiance accordée aux députés par leurs électeurs et peut conduire à l’instabilité du Parlement », avait défendu M. Bagbin.

Cette situation parlementaire tendu qui a engendré la suspension de l’Assemblée nationale le 22 octobre a fait craindre d’importants troubles politiques, à l’heure où le pays s’apprête à adopter de projets de loi cruciaux et à vivre une élection présidentielle serrée entre le vice-président Mahamudu Bawumia, candidat NPP et l’opposant John Dramani Mahama du NDC.

Le Ghana est souvent considéré comme un modèle de stabilité politique dans une région secouée par les coups d’Etats et l’insécurité.

Source: Agence France-Presse

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Refuge présidentiel après le putsch : Embalo à Brazzaville, symbole d’une Guinée-Bissau en crise

Quatre jours après avoir renversé Umaro Sissoco Embalo, la...

Partenariat routier Kenya-Chine : modernisation sous tutelle et dépendance financière

Vendredi, Nairobi a annoncé un partenariat routier Kenya-Chine de...

Instabilité et isolement africain : la Guinée-Bissau suspendue après le coup d’État

La Guinée-Bissau s’enfonce dans l’instabilité et l’isolement africain. La...

Afrique sous le choc des putschs : dix coups d’État en cinq ans

Mercredi, la Guinée‑Bissau s’effondre à nouveau dans le fracas...