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CAN-2025: Koulibaly le Lion de la Teranga, l’éternel capitaine du Sénégal

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Trans Afrique

Le Sénégal retrouve son capitaine, Koulibaly le Lion de la Teranga, après un match de suspension, pour célébrer sa 101e sélection lors du quart de finale de la Coupe d’Afrique contre le Mali, vendredi à 16 h à Tanger. Un retour décisif, au moment précis où l’équipe a le plus besoin de son autorité et de son leadership.

Le retour du patron. Son autorité a cruellement manqué contre le Soudan, finalement écarté (3‑1) en huitièmes après quelques errements défensifs en début de match. Et cette absence a laissé des traces dans l’équilibre de l’équipe.

– Le Roc et les siens –

Koulibaly était suspendu après son exclusion pour une vilaine semelle sur le Béninois Aiyegun Tosin. Mais pour son sélectionneur, Pape Thiaw, il s’est « sacrifié pour l’équipe et continuera de le faire ». Et cette lecture dit beaucoup de son rôle.

Porteur du brassard depuis 2019 et titulaire indiscutable depuis sa deuxième sélection, Koulibaly (34 ans) reste l’immortel capitaine : celui qui, en 2022 au Cameroun, a soulevé pour la première fois de l’histoire du football sénégalais le trophée de la CAN. Et cette image continue de définir son règne.

Une belle revanche pour un joueur suspendu lors de la finale 2019, première étape manquée de la génération dorée sénégalaise, perdue contre l’Algérie (1‑0) sur une erreur défensive dès l’entame. Et ce souvenir reste assez vif pour nourrir encore ses regrets.

Celui que les tifosi du Napoli, où il a passé huit ans (2014‑2022), surnommaient « le Roc » fait partie des mousquetaires trentenaires de la tanière, aux côtés de Sadio Mané (33 ans, 121 sélections), de Gana Gueye (36 ans, 125 sélections) et du gardien Édouard Mendy (33 ans, 53 sélections). Et ce quatuor continue de tenir l’équipe debout.

Les quatre vieux Lions dominent l’une des meilleures sélections africaines de la décennie, en route pour un troisième Mondial consécutif, avec un duel contre la France dès le 16 juin. Et ils orchestrent déjà la transition vers une génération montante, incarnée au Maroc par le Titi parisien Ibrahim Mbaye.

– Le capitaine qui rassure –

« Mané, Koulibaly et les cadres nous ont montré l’exemple », affirme Antoine Mendy (21 ans). « Ils ont disputé cinq ou six CAN. Et ils vont encadrer tout le groupe pour nous apporter les meilleures solutions. »

Le plus marquant reste ce « Kalidoubum » célébré par la presse italienne après son but d’anthologie contre la Juventus. Et dans les séances de tirs au but, il garde la même assurance : premier à s’élancer, il a toujours transformé son tir.

Il avait d’ailleurs parfaitement lancé la séance lors de la finale glorieuse contre l’Égypte à Yaoundé (0‑0, 4‑2 t.a.b.). Et ce premier tir réussi avait ouvert la voie au sacre.

Les Lions pourraient avoir besoin de cette sérénité si le quart de finale se décide aux tirs au but. Ils ont déjà perdu leurs deux séances disputées avec Koulibaly, malgré son premier tir transformé : contre le Cameroun en 2017 (0‑0, 5‑4 t.a.b.) et face à la Côte d’Ivoire il y a deux ans (1‑1, 5‑4 t.a.b.). Et cette statistique rappelle que rien n’est jamais acquis dans cet exercice.

Koulibaly n’est pas un buteur : deux réalisations en 100 sélections, dont un but crucial contre l’Équateur (2‑1) au Mondial 2022 pour atteindre les huitièmes. Et pourtant, le Sénégal s’appuie sur autre chose chez lui : une fidélité au maillot qui ne s’érode jamais.

– L’appel irrésistible du Sénégal –

Quatrième du Mondial U20 2011 aux côtés d’Antoine Griezmann et Alexandre Lacazette, le joueur, né dans les Vosges et formé au FC Metz, a finalement opté pour les Lions de la Teranga. Et ce choix, mûri avec le temps, affirme clairement son attachement au Sénégal. Il a fêté sa première sélection en septembre 2015, lors d’une victoire contre la Namibie (2‑0).

« C’était un choix très important, expliquait‑il au site de Chelsea, où il a évolué en 2022‑2023. J’aurais pu jouer pour la France, mais à 23 ou 24 ans, j’ai choisi le Sénégal, parce qu’ils m’attendaient. »

« Quand j’ai annoncé à mes parents que je voulais jouer pour le Sénégal, j’ai vu la lumière dans leurs yeux. J’ai compris que c’était le bon choix », racontait le défenseur, aujourd’hui sous les couleurs d’Al‑Hilal en Arabie saoudite.

Un choix qu’il a imposé au bouillant président de Naples, Aurelio De Laurentiis. Ce dernier avait juré de ne plus recruter de joueurs africains, sauf s’ils renonçaient à la CAN. Et là, le Lion avait répliqué, ferme : « On ne peut pas parler d’une équipe nationale africaine de cette manière. »

Source: Agence France-Presse

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