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Hôpital Général de Douala : Pacemaker, opération réussie

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C’est un fait réel. L’expertise de la pose du pacemaker sans sonde, est désormais disponible à l’Hôpital général de Douala.

En effet il s’agit d’un dispositif médical qui délivre des impulsions électriques au cœur pour réguler son rythme. Il est utilisé pour traiter les maladies cardiaques. Ainsi donc des patients, au lieu de faire des déplacements pour l’étranger et se faire poser ce dispositif.

Soigner tous les Camerounais

Peuvent se rendre à l’Hôpital Général de Douala, cela peut être fait sur place. C’est une démarche qui entre en droite ligne des objectifs fixés par le top management. Qui insiste à faire des précisions. « Le rôle de l’hôpital général, c’est de soigner tous les Camerounais, y compris les nécessiteux », explique-t-on.

Alors, expliquent les médecins, « le pacemaker permet de surveiller le rythme cardiaque et de stimuler le cœur. Si les battements sont supérieurs ou inférieurs à la normale, qui varie entre 60 et 100 battements. Par minute au repos, tout en évitant des complications. Comme l’arrêt cardiaque », nous fait savoir le Pr Anasthase Ndzudie, cardiologue-rythmologue.

Technologie innovante

Et pour cette expérience, deux patients souffrant de troubles du rythme cardiaque ont bénéficié d’une prise en charge gratuite. Pour une chirurgie à haut risque et coûteuse. Les pacemakers dont il est question ont été offerts gratuitement aux patients. Grâce au soutien des laboratoires. Mais surtout de la générosité de l’hôpital.

Il faut relever que cette technologie innovante, est disponible à l’Hôpital Général de Douala. Cela démontre les efforts fournis par le directeur et son équipe. Et dans le souci majeur de l’amélioration du plateau technique de la formation sanitaire. Avec surtout le soutien des partenaires.

En suivant les explications des praticiens, on retient que : «un pacemaker sans sonde, c’est une petite capsule. Qui fait la taille du petit doigt et qui va être implantée directement dans le cœur. On ne le met pas au niveau de la poitrine, il est invisible, il est dans le cœur. »

« Du coup, ça fait exactement la même chose, mais sans les sondes », dit Nicolas Lesbros.  L’ingénieur et technicien d’Abbott en France présente les avantages de la nouvelle technologie. «Il y a certains avantages à ce qu’il n’y ait pas de sonde sur ce type de nouvelle technologie », soutient-il.

La nouvelle trouvaille

Alors, la nouvelle trouvaille de l’Hôpital Général de Douala survient après les limites que présente le pacemaker avec sonde, pratiqué depuis plusieurs années. « Un pacemaker traditionnel, il y a des risques de thrombose, des risques d’infection. Et avec le pacemaker sans sonde, on retire ces risques-là. 

« Un pacemaker traditionnel, on va être sur du 10 à 12 ans. Sur un pacemaker sans sonde, on sera plutôt sur du 15 à 20 ans et quelques fois même plus. Donc, on a moins besoin de le changer et ça, c’est un vrai avantage » explique Samuel Bourgeois, commercial.

Grande avancée pour le système de santé

Une nouvelle plutôt bien accueillie par Giraud Idubwan, un sexagénaire résidant à Mbanga et souffrant d’un malaise cardiaque. « C’est une très bonne chose pour nous. Je vais appeler mes enfants en France pour leur dire que l’Hôpital Général de Douala peut se pencher sur mon cas. »

« Qu’on essaie d’abord là-bas avant d’envisager une évacuation sanitaire. Si je peux faire une opération réussie sur place. Je ne vois pas pourquoi je vais encore dépenser beaucoup d’argent pour ce qu’on peut faire ici. Je vais me faire consulter à Douala », dit-il.

Facile donc de comprendre qu’à travers cette innovation, les évacuations sanitaires des patients. Victimes de troubles cardiaques, pour l’étranger, vont se révéler du passé. Il faut dire pour terminer, que c’est « une très grande avancée pour notre système de santé. Et pour l’Hôpital Général de Douala, dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Qui constitue l’un des pôles d’excellence de notre institution », va déclarer le Pr Hugo Mnatchou, directeur médical.

La pose du pacemaker sans sonde se fait à l’Hôpital Général de Douala. Et la formation sanitaire devient ainsi la référence en la matière en Afrique centrale.

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