Le chef de l’Etat devrait convoquer le corps électoral pour le compte des élections locales. Notamment les municipales et législatives dans les prochains jours.
Selon toute vraisemblance, le calendrier électoral en vue des élections locales pourrait connaitre des modifications. L’on s’achemine vers un scrutin le 9 Août prochain. Alors que le mandat des conseillers municipaux expire officiellement le 31 mai 2026,
l’hypothèse d’une ultime prorogation de trois mois se précise. Entre les manœuvres pour un nouveau découpage administratif, les tensions de trésorerie et les précédents historiques, le Palais de l’Unité semble prêt à épuiser le délai légal de 18 mois.
Rencontrés, certains analystes affirment que la situation actuelle présente des similitudes frappantes avec la mandature de 2013. À l’époque, le mandat des conseillers municipaux avait été prolongé à deux reprises (juillet 2018, puis juillet 2019), totalisant 16 mois de rallonge pour aboutir au scrutin de février 2020.
Supputations
Relevons qu’après une première prorogation de 15 mois déjà actée par le décret du 24 juillet 2024, Paul Biya dispose encore, selon l’article 170 du Code Électoral, d’une marge de 90 jours pour atteindre le plafond de 18 mois. Au sein des partis politiques de l’opposition, les supputations vont bon train.
« Nous nous sommes préparés pour pallier à toutes éventualités. Qu’importe la date de la tenue de ces échéances capitales pour la vie de la nation, nos équipes sur fin prêtes et n’attendent plus que le signal », nous confie Alexandre Kwetche, militant du mouvement pour la renaissance du Cameroun.
Au sein du parti du flambeau ardent, parti au pouvoir, des sources crédibles font état de ce que des cadres militent pour un report pur et simple de ces élections. « Les avis sont partagés et les positions sont divergentes. Nous sommes un parti démocrate. Chacun est libre de donner son avis sur la question. Mais il revient à celui qui convoque le corps électoral d’en décider », affirme John Mbanguè, cadre du Rdpc.,
Sanctionner certains élus
Le peuple quant à lui à hâte de sanctionner certains élus « budgétivore et inefficaces ». Et attends le bon moment. « Nous sommes dans l’attente et avons hâte de prendre notre destin en main en sanctionnant tous ces élus qui ont été incapables de travailler pour le bien-être des populations », déclare Jean Mandingue.
Ce militant de la première heure de l’opposition appelle à un vote sanction des candidats qui se présenteront sur la férule du parti au pouvoir. « Certains n’ont rien fait pour leur commune tandis que d’autres se sont complus à détourner tout ce qui était prévu pour la transformation de leurs communes. N’en parlons pas des députés qui distraient l’argent des micro-projets », dénonce-t-il.
















