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Douala V : L’adjoint au maire tance le renouveau

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Trans Afrique

Se fondant  sur les tripatouillages qui ont émaillé la présidentielle d’octobre 2025, Joseph Espoir Biyong, adjoint au maire, pense que « notre démocratie est plus odieuse que le système de l’apartheid ».

L’adjoint au maire de la commune de Douala 5eme est remonté contre le régime de Yaoundé. Joseph Espoir Biyong n’en démord point et décrie « une situation vraiment révoltante ».

« On dirait que la démocratie est prise en otage par un système qui refuse de respecter la volonté du peuple. Le fait que le Conseil constitutionnel puisse proclamer des résultats contraires à ceux des commissions départementales. Sans que personne ne puisse demander des comptes, c’est un véritable scandale », dénonce Joseph Espoir Biyong.

Les institutions instrumentalisées

Pour le maire de Douala V, « c’est comme si on vivait dans un régime. Où la vérité n’a plus de place, où les institutions sont instrumentalisées pour servir les intérêts d’un petit groupe. C’est une forme de tyrannie, où les droits fondamentaux des citoyens sont bafoués ».

Il rajoute : « l’apartheid, c’est vrai, était un système odieux, mais au moins, il y avait une certaine forme de reconnaissance de la ségrégation. Ici, c’est pire, car c’est un système qui se cache derrière des apparences de démocratie, mais qui est en réalité, une dictature pure et simple ».

Douala V: le budget 2025 adopté

Génocide silencieux

Ce maire adjoint qui avait été convoqué par le préfet du Wouri. Estime qu’ « il est temps de dire non à cette injustice, non à cette oppression ! Nous devons nous lever et défendre nos droits, notre dignité, notre avenir. Comme le stipule la Déclaration universelle des droits de l’homme ». Si nous ne le faisons pas,  prévient-il, ils continueront à nous écraser, à nous tuer, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne pour résister.

Selon Joseph Espoir Biyong, « c’est un génocide silencieux, une extermination progressive de notre peuple. Mais nous ne pouvons pas les laisser faire. Nous devons nous battre pour notre droit à la vie, à la liberté, à la justice. Nous devons nous battre pour notre pays, pour nos enfants, pour notre avenir ».

Puis que nous sommes les descendants de ceux qui ont combattu pour l’indépendance. L’adjoint au maire estime que « nous ne pouvons pas les trahir ». Et qu’« il vaut mieux mourir avec sa dignité que de survivre dans l’humiliation ».

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